| Sujet : 8 décembre : Immaculée Conception et Saint Romaric |
| De : jeanlouisdega@yahoo.fr |
| Date : 20/11/2019 à 08:06 |
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Depuis toujours, les Églises d'Orient fêtaient la pureté
originelle de Marie, en une fête de "la Conception de la sainte Mère de
Dieu" ou, plus exactement, la fête de la conception de Marie dans le
sein de sainte Anne. Les Latins l'adoptèrent progressivement à partir du Xe siècle, mais saint Bernard, saint Bonaventure, comme saint Thomas d'Aquin se refusaient encore à admettre cette "Immaculée Conception". Saint Jean Dun Scot
fut le premier à la faire triompher et à y faire se rallier la Sorbonne
de Paris. Les Papes intervinrent maintes fois au cours des siècles pour
imposer silence à cette querelle jusqu'au jour où Pie IX la définit
comme un dogme de foi, en 1854*: "Dès le premier instant de sa
conception, par grâce et privilège uniques du Dieu Tout-Puissant, la
bienheureuse Vierge Marie a été préservée du péché originel". Comme au
premier jour de la Création quand Adam et Eve sortaient des mains du
Créateur, la mère de son Fils était là, minuscule cellule humaine
pourvue d'une âme toute sainte. Elle est ainsi "devenue la gloire de
notre nature pécheresse."
- vidéos sur la webTV de la CEF: Catéchèse sur l'Immaculée Conception - Le dogme de l'Immaculée Conception - L'Immaculée Conception, c'est quoi ?
Solennité
de l'Immaculée Conception de la Vierge Marie. Vraiment comblée de grâce
et bénie entre toutes les femmes, elle fut préservée de toute souillure
de la faute originelle dès le premier instant de sa conception, par un
privilège unique de Dieu en prévision de la naissance et de la mort
salvifique du Fils de Dieu. Cette doctrine transmise par une tradition
très ancienne, a été solennellement définie en ce jour en 1854 par le
bienheureux Pie IX.
"Il faut comprendre l'Immaculée-Conception, non pas seulement comme une exemption virginale de la tache originelle, mais comme une sanctification qui s'opère dès la naissance de la vie de la Vierge, dans la vision des mérites de Jésus-Christ"
Saint Jean Duns Scot (Source Nominis)
Saint Romaric, fondateur de Remiremont (✝ 653)Romary ou Remiré.
Père de famille, ancien courtisan du roi d'Austrasie Théodebert, il était "leude" de la cour de Metz, ce qui signifie qu'il avait un lien personnel de vassalité avec cette cour. Il vit ses biens confisqués par les partisans de la reine Brunehaut. Lorsque les affaires changèrent de face, et revenu en grâce à la cour, il resta convaincu de l'instabilité des choses humaines et fut converti à la vie monastique par saint Aimé, disciple de saint Colomban, venu de Grenoble. Devenu moine à Luxeuil, dans les Vosges, il fonda avec lui à Saint-Mont un monastère double (moines au bas de la montagne, religieuses au sommet, monastère fondé par deux de ses filles.) qui s'appellera 'Romarici Mons' qui deviendra l'actuel Remiremont. C'est là qu'il mourra en 653.
Voir aussi sur le site internet du diocèse de Saint-Dié, le début de l'évangélisation du pays de Remiremont:
"Amé ou Aimé naît à Grenoble vers 570. Adolescent, il entre à l'abbaye de Saint-Maurice d'Agaune (Suisse). Il y vit pendant trente ans en moine exemplaire, puis se retire comme ermite dans une grotte. Saint Eustase le décide à l'accompagner à Luxeuil. D'une mission prêchée à Metz, il ramène Romaric. Vers 620, Aimé et Romaric gagnent le Mont Habend (futur Saint Mont). Sous la règle de Saint Colomban, ils y fondent deux monastères de moines et de moniales. 'La louange perpétuelle' est assurée par sept chœurs de religieuses. Aimé en est le premier abbé. Il meurt le 13 septembre 629. Romaric, devenu prêtre, lui succède. Il s'éteint à son tour le dimanche 8 décembre 653. Adelphe devient le 3e abbé. C'est le début de l'évangélisation du pays de Remiremont. Le 13 novembre 1049, le pape lorrain Saint Léon IX canonise les 'Corps Saints' par la translation de leurs reliques."
Au mont Hebend dans les Vosges, en 653, saint Romary, abbé. Proche du roi d'Austrasie Théodebert II, il se retira, après l'assassinat de celui-ci, au monastère de Luxeuil, puis il fonda un autre monastère sur son domaine, dont il fut le second abbé, après saint Aimé. (source Nominis).
Amicalement,
Jean-Louis