| Sujet : 7 décembre : Sainte Marie Josèphe Rosello et Saint Ambroise |
| De : jeanlouisdega@yahoo.fr |
| Date : 19/11/2019 à 09:03 |
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Marie-Joseph Rosello est née à Savone, près de Gênes. Elle n'était
que servante dans une riche famille. Sa pauvreté l'empêchait d'entrer
dans la vie religieuse, car elle ne pouvait apporter pas même une petite
dot, comme c'était alors la coutume. Apprenant
que l'évêque de Gênes fondait une œuvre à l'intention des filles
abandonnées et prostituées, elle lui offrit ses services et devint
ainsi, en 1837, grâce au dynamisme audacieux de cet évêque, la
fondatrice d'une congrégation de religieuses : les Sœurs de Notre-Dame,
qui, aujourd'hui encore, desservent plus de 200 maisons charitables en
Italie et en Amérique latine. Elle fut canonisée en 1949.
À
Savone en Ligurie, l'an 1880, sainte Marie-Josèphe (Benoîte Rosello),
vierge, qui fonda l'Institut des Filles de Notre-Dame de la Miséricorde
et se dépensa de tout son zèle à rendre parfait le salut des âmes en
mettant sa confiance en Dieu seul. (source Nominis)
Cet avocat célèbre avait une si grande personnalité qu'il devint
gouverneur de la province de Milan. Il découvre alors Jésus-Christ. Il
n'est encore que catéchumène lorsque, de passage dans sa ville, il est
élu évêque par acclamation du peuple. Il est alors immédiatement
baptisé, ordonné prêtre, consacré évêque en peu de temps. Saint Ambroise
est un véritable évêque, soucieux de la rectitude de la foi et de la
paix sociale. Ses relations avec les empereurs successifs (qui
favorisent tantôt les catholiques, tantôt les hérétiques ariens) sont
mouvementées. En 390, l'empereur Théodose fait massacrer toute une
partie de la population de Thessalonique pour arrêter des émeutes. Pour
cette raison, saint Ambroise lui refusera l'accès de son église à Milan,
exigeant qu'il se soumette d'abord à la pénitence publique de l'Église.
L'empereur, subjugué, obéit et, après des mois de pénitence, Théodose
ne communie plus dans le sanctuaire avec les prêtres (selon le privilège
impérial), mais au milieu des laïcs.
Saint Augustin
doit, en partie à saint Ambroise, sa conversion, car il épiait ses
sermons en cachette, écoutait sa pensée, admirait la parole de ce grand
orateur. Saint Ambroise avait un grand souci de belles liturgies. Il
introduisit dans l'Église latine l'usage grec de chanter des hymnes qui
étaient à la fois des prières, des actions de grâce et des résumés du
dogme. Il en composa plusieurs que nous chantons encore aujourd'hui "Aeterne rerum Conditor" - "Dieu créateur de toutes choses".
Patron des apiculteurs, il est parfois représenté avec une ruche en paille tressée.
C'est
évidemment d'abord à la sagesse et à l'autorité de l'administrateur,
sans doute aussi à son sens pédagogique (il fut "l'inventeur" du chant
populaire liturgique pour aider à la prière et à la mémorisation des
vérités de foi) que se réfère le corps administratif et technique des
armées en choisissant saint Ambroise comme saint protecteur. (Diocèse aux Armées françaises)
Un portrait de saint Ambroise de Milan par Benoit XVI :
Celui
qui est considéré comme un des plus grands Pères de l'Église (339-397)
fut initié aux études bibliques par Origène. "Il a transposé dans le
contexte culturel latin -a expliqué le Pape- la méditation de
l'Ecriture, inaugurant en occident la Lectio Divina, qui inspira sa
prédication et son œuvre, toute orientée sur l'écoute" de la Parole
divine. Il enseigna tout d'abord aux catéchumènes "l'art de vivre
bien afin d'être bien préparés aux grands mystères christiques". Sa
prédication partant "de la lecture des Livres sacrés pour vivre en
conformité à la Révélation". "Il est évident -a précisé le
Saint-Père- que le témoignage personnel du prédicateur et son exemple
pour la communauté conditionnent l'efficacité de sa démarche. C'est
pourquoi le mode de vie et la réalité de la Parole vécue sont
déterminants". Puis Benoît XVI a rappelé le témoignage de saint
Augustin dont la conversion fut le fruit des "belles homélies"
d'Ambroise entendues à Milan, mais aussi "du témoignage qu'il donnait et
de celui de l'Église milanaise qui ne faisaient qu'un en priant et
chantant d'une seule voix". L'Évêque d'Hippone raconte également sa
surprise de voir Ambroise lire mentalement en privé les Écritures,
"alors qu'à l'époque leur lecture devait être faite à voix haute afin
d'en faciliter la compréhension".
Dans ce mode de lecture, a souligné
le Pape, "où le cœur s'efforce de comprendre la Parole de Dieu, on
entrevoit la méthode catéchistique de saint Ambroise. Complètement
assimilée, l'Écriture suggère les contenus à diffuser en vue de la
conservation des cœurs... De fait, la catéchèse est inséparable du
témoignage de vie". "Qui éduque dans la foi ne saurait courir le
risque de sembler un acteur interprétant un rôle". Le prédicateur doit,
"à l'exemple de Jean, appuyer sa tête sur le cœur de son maître,
adoptant son mode de pensée, de parler et d'agir". Ambroise de Milan
mourut la nuit du Vendredi Saint les bras en croix, "exprimant dans
cette attitude sa participation mystique à la mort et à la résurrection
du Seigneur. Ce fut là son ultime catéchèse". Sans paroles et dans le
silence des gestes il continua de témoigner.
Source: VIS 071024 (390) le 24 octobre 2007, Benoît XVI durant l'audience générale.
Le
7 décembre, mémoire de saint Ambroise, évêque de Milan et docteur de
l'Église. Il s'endormit dans le Seigneur le 4 avril 397 dans la nuit
sainte de Pâques, mais on l'honore principalement en ce jour, où, encore
catéchumène, il fut, en 374, appelé à gouverner ce siège célèbre, alors
qu'il exerçait la fonction de préfet de la cité. Vrai pasteur et
docteur des fidèles, il mit la plus grande énergie à exercer la charité
envers tous, à défendre la liberté de l'Église et à enseigner la
doctrine de la vraie foi contre les ariens et enseigna au peuple la
piété par ses commentaires de la Bible et les hymnes qu'il composa. (source Nominis)
Amicalement,
Jean-Louis