| Sujet : 28 novembre : Sainte Catherine Labouré et Saint Jacques de La Marche |
| De : jeanlouisdega@yahoo.fr |
| Date : 10/11/2019 à 09:35 |
| Pour : |
Catherine naquit dans un petit village de Bourgogne, à Fain-les
Moutiers (21500), huitième d'une famille de dix enfants. Elle a 9 ans
quand meurt sa mère le 9 octobre 1815 et elle est recueillie, avec l'une
de ses sœurs, par une tante à Saint-Rémy, non loin de Fain. En janvier
1818, elle revient à la ferme natale, rendant ainsi possible l'entrée de
sa sœur Marie-Louise chez les Sœurs de la Charité à Langres.
A 12
ans, elle assume le rôle de la mère de famille, de fermière et de
maîtresse de maison. Elle commande aux serviteurs et à la servante. Son
domaine, c'est le fournil, le verger, l'étable, le poulailler et le
colombier. La première, elle se lève avant l'aurore, prépare les repas
qu'emportent les ouvriers aux champs, assure la traite des vaches et
conduit le troupeau à l'abreuvoir communal. Elle prend soin de son jeune
frère infirme et veille au bien-être de son père quand il revient des
champs ou du marché de Montbard. (21500)
Mais elle passe aussi de longues heures dans la petite église de Fain,
devant un tabernacle vide, car le clergé a beaucoup diminué pendant la
Révolution et le prêtre desservant ne vient que pour célébrer les
enterrements et les mariages, très rarement une messe dominicale. En
elle, monte un appel. Durant "le rêve" d'une nuit, comme elle le dira,
ce rêve prend un visage d'un prêtre âgé, qu'elle pense reconnaître comme
étant celui de saint Vincent de Paul
quand elle en verra l'image lors d'une visite aux Sœurs de Châtillon
(21400) où elle suit quelques études élémentaires, de 1824 à 1826, chez
une cousine qui tient un pensionnat. Elle revient à la ferme parce que
la petite paysanne est mal à l'aise au milieu de ces jeunes filles de
bonne famille. Son père voudrait bien la marier, mais elle refuse. Alors
il l'envoie à Paris, où son fils tient un commerce de vins et un
restaurant populaire. Elle devient servante. Elle y découvre la misère
des ouvriers et le travail des jeunes enfants en usine. Sa décision
définitive est prise : elle servira les pauvres. De retour en Bourgogne,
elle retrouve le pensionnat de Châtillon et les Sœurs de Saint Vincent
de Paul. Son père cède enfin. Le mercredi 21 avril 1830, elle retrouve
Paris et entre au " séminaire " de la Maison-Mère de la rue du Bac.
Grande joie pour sœur Catherine, le dimanche suivant 25 avril. Les
reliques de saint Vincent de Paul sont transférées de Notre-Dame de
Paris à la chapelle de la rue de Sèvres.
Durant la nuit du 18 juillet
1830, veille de la fête de saint Vincent de Paul, elle se sentit
appelée par un enfant mystérieux qui la conduit à la chapelle, "dans le
sanctuaire, dira-t-elle à son confesseur, à côté du fauteuil de Monsieur
le Directeur. Et là, je me suis mise à genoux et l'enfant est resté
debout tout le temps. Comme je trouvais le temps long, je regardais si
les veilleuses (les sœurs) ne passaient pas par la tribune. Enfin
l'heure est arrivée. L'enfant me prévient. Il me dit : Voici la Sainte
Vierge, la voici." "Je doutais si c'était la Sainte Vierge. Cependant
l'enfant qui était là me dit : - Voici la Sainte Vierge-. Je n'ai fait
qu'un saut auprès d'elle, à genoux sur les marches de l'autel, les mains
appuyées sur les genoux de la Sainte Vierge". Elle s'en confie à son
père spirituel, Monsieur Aladel qui ne voit qu'illusion dans ce qu'elle
dit, et surtout dans les malheurs dont elle parle. Or bien vite les
événements ratifient ce que sainte Catherine lui avait dit être le
message de Marie. La révolution éclate en effet à la fin du mois, du 27 au 29
juillet.
Quatre mois plus tard, le 27 novembre à 5 heures et demi du
soir, alors qu'elle est en oraison dans la chapelle au milieu de toutes
les sœurs, elle fut saisie d'un grand désir de voir la Sainte Vierge.
"Je pensais qu'elle me ferait cette grâce, mais ce désir était si fort
que j'avais la conviction que je la verrai belle dans son plus beau...
j'ai aperçu la Sainte Vierge à la hauteur du tableau de saint Joseph...
elle avait une robe de soie blanche aurore." "Il sortait de ses mains,
comme par faisceaux, des rayons d'un éclat ravissant..." Elle entendit
une voix qui lui disait : "Ces rayons sont le symbole des grâces que
Marie obtient aux hommes". Autour du tableau, elle lut en caractères
d'or, l'invocation suivante : "O Marie, conçue sans péché, priez pour
nous qui avons recours à vous". La voix lui dit encore : "Il faut faire
frapper une médaille sur ce modèle et les personnes qui la porteront
indulgenciée et qui feront avec piété cette courte prière, jouiront
d'une protection toute spéciale de la Mère de Dieu". Une fois encore,
Monsieur Aladel accueille fort mal le récit de sœur Catherine. En
décembre 1830, elle connaît une troisième et dernière apparition, mais
elle ne se souvenait plus de la date exacte quand elle en parla, car
elle avait obéi, ne s'en étant pas ouvert immédiatement à son
confesseur. Comme au 27 novembre, c'est à 5 heures et demie. Les rayons
qui jaillissent des mains "remplissaient tout le bas de manière qu'on ne
voyait plus les pieds de la Sainte Vierge". La voix se fait entendre au
fond du cœur : "Ces rayons sont le symbole des grâces que la Sainte
Vierge obtient aux personnes qui les lui demandent". L'apparition a le
caractère d'un adieu. Elle reçoit ce message : "Vous ne me verrez plus,
mais vous entendrez ma voix pendant vos oraisons". Deux mois plus tard,
lorsqu'elle quitte la rue du Bac, la directrice du séminaire résume
ainsi ses appréciations : "Forte, taille moyenne. Sait lire et écrire
pour elle. Le caractère a paru bon. L'esprit et le jugement ne sont pas
saillants. Assez de moyens. Pieuse, travaille à la perfection".
Elle
est nommée à l'hospice d'Enghien. Elle s'efface peu à peu, gardant une
inlassable patience. Celle qu'on surnommait la "sœur du poulailler"
quittera notre monde, comme elle y avait vécu, sans faire de bruit, sans
agonie, avec un merveilleux sourire, le 31 décembre 1876. Le soir même
au réfectoire, Sœur Dufès apportera le récit des apparitions, écrit le
30 octobre, après la confidence de sainte Catherine : "Puisque Sœur
Catherine est morte, il n'y a plus rien à cacher. Je vais vous lire ce
qu'elle a écrit".
Elle repose désormais dans la chapelle du 140, rue du Bac, à Paris.
Elle a été canonisée par le Vénérable Pie XII en 1947.
Voir aussi le site internet de la Famille Vincentienne, le message de Marie à Catherine Labouré d'après le texte du Père Laurentin, le site des Filles de la Charité de Saint Vincent de Paul, le site officiel de la chapelle Notre Dame de la Médaille Miraculeuse, Catherine Labouré (1806-1876) sur le site du diocèse de Paris.
- vidéo de la webTV de la CEF: Sainte Catherine Labouré, humble servante du Seigneur et des pauvres.
- Sa vie en BD.
À
Paris, en 1886, sainte Catherine Labouré, vierge, Fille de la Charité,
qui passa à l'hospice d'Enghien quarante-cinq ans au service des pauvres
et des immigrés avec une simplicité et une générosité sans faille, et
sans laisser deviner que la Vierge Marie s'était manifestée à elle dans
la chapelle de la rue du Bac, pour inviter ses fils à l'invoquer comme
l'Immaculée au moyen de la "médaille miraculeuse". (martyrologe romain -
31 décembre)
Toute à Dieu seul. Toute à Dieu au service des pauvres et des vieillards. Alliance d'un seul amour, celui du véritable secret de Catherine. L'humilité dans le service de Dieu, l'humilité dans le service des hommes
Lectionnaire Emmaüs (source Nominis)
Né à Montebrandone dans les Marches italiennes. Franciscain, ami de saint Bernardin de Sienne
et de saint Jean de Capistran, il était un grand orateur et pour cela
il parcourut la Dalmatie, la Bosnie, la Hongrie, la Bohème (Tchéquie), la Pologne
et l'Italie.
À Naples, en 1476, la mise au tombeau de saint
Jacques de la Marche, prêtre de l'Ordre des Mineurs, célèbre par sa
prédication et l'austérité de sa vie.(source Nominis).
Amicalement,
Jean-Louis