Poursuivant notre quête sanctorale paritaire quotidienne, nous fêterons le 27 novembre entre autres saintes et saints la Vénérable Arcángela Badosa Cuatrecasas et Saint Josaphat.
Saint Josaphat ermite.Saint Josaphat est en fait probablement le Bouddha qui figurerait au Martyrologe romain suite aux événements suivants : "Barlaam et Josaphat" ou Joasaph est une version
christianisée de la «
Vie du Bodhisattva » un récit
bouddhiste en
sanskrit. Cette «
Vie du Bodhisattva » a donné naissance à un très grand nombre de versions en différentes langues parlées au I
er millénaire dans l'espace indo-perse. L'histoire de ce récit a pu être retracée depuis un texte du
Bouddhisme mahāyāna en sanscrit datant du
IIe –
IVe siècle, jusqu'à une version
manichéenne, qui a ensuite trouvé sa place dans la culture
musulmane en langue
arabe sous le nom de
Kitab Bilawhar wa-Yudasaf (Livre de Bilawhar et Yudasaf), texte bien connu dans le
Bagdad du
VIIIe siècle. Elle est traduite en
géorgien au
IXe ou
Xe siècle, où elle est alors christianisée. Cette version chrétienne est ensuite traduite en
grec au
Xe –
XIe siècle par
saint Euthyme l'Hagiorite (en) puis en
Latin au milieu du
XIe siècle. À partir du
XIIIe siècle,
La Légende dorée, livre en
français de
Jacques de Voragine en assure la plus grande diffusion. Des attestations de la légende en
sogdien incitent certains auteurs à penser à une provenance d'Asie centrale. La légende originelle effectue un parallèle entre la vie de
Budasaf («
Yuzasaf » en
ourdou) et l'histoire du
Bouddha. Comme Bouddha,
Budasaf,
s'étant rendu compte du poids de la souffrance dans la vie humaine, quitte le palais de son père pour s'engager sur le chemin de
l'éveil. Le personnage principal du récit,
Budasaf ou
Yuzasaf n'est toutefois pas un Bouddha (un éveillé) mais un
bodhisattva (un être promis à l'éveil).
Dans la version chrétienne, le roi Abenner ou Avenier d'Inde persécutait l'Église fondée dans son royaume par l'apôtre Thomas. Lorsque les astrologues ont prédit que son propre fils serait un jour chrétien, Abenner a pris le jeune prince Ioasaf (Josaphat) et l'a isolé de tout contact extérieur. Malgré cet enfermement, Josaphat a rencontré l'ermite saint Barlaam et s'est converti au christianisme. Josaphat a gardé sa foi, même face à la colère de son père ou à ses tentatives pour le convaincre. Finalement Abenner s'est lui-même converti, a remis son trône à Josaphat, et s'est retiré dans le désert pour devenir un ermite. Josaphat lui-même plus tard, abdiquera et se cachera avec Barlaam son ancien professeur. Au Moyen Âge, Barlaam et Josaphat ont tous les deux été considérés comme des saints chrétiens et inclus au XVIe siècle dans les éditions du Martyrologe romain. Ils figurent dans le calendrier de l'Église orthodoxe de Grèce à la date du 26 août et figuraient dans celui de l'Église catholique romaine le 27 novembre . Dans la tradition slave de l'Église orthodoxe orientale, les deux saints sont commémorés le 2 décembre ( 19 novembre du calendrier julien).(source Wikipedia)
Amicalement,
Jean-Louis