| Sujet : 21 novembre : Bienheureuse Françoise Siedliska et Saint Gelase Ier |
| De : jeanlouisdega@yahoo.fr |
| Date : 05/11/2019 à 09:28 |
| Pour : |
Marie de Jésus Bon Pasteur . Elle appartenait à l'une des plus
grandes familles de la noblesse polonaise. Elle naquit au château de
Roskowa, non loin de Varsovie. Mais elle préféra la vie religieuse et
son humble apostolat. Elle obtint du pape Pie IX l'autorisation de
fonder une nouvelle congrégation religieuse qui avait pour but d'imiter
les vertus de la Sainte Famille de Nazareth. Actuellement ces
religieuses travaillent dans l'enseignement, les hôpitaux et surtout
parmi les enfants handicapés. Elle a été béatifiée en 1989.
À
Rome, en 1902, la bienheureuse Marie de Jésus Bon Pasteur (Françoise de
Siedlinska), vierge. Après son départ de Pologne, à cause des
difficultés que connaissait le pays, elle fonda à Rome l'Institut des
Sœurs de la Sainte Famille de Nazareth pour venir en aide aux émigrés de
sa patrie.(source Nominis)
Saint Gélase Ier , né en Afrique romaine ou à Rome et mort dans la même ville le 21 novembre 496, est le 49e pape de l'Église catholique. Son pontificat dure à peine quatre ans, de 492 à l'année de sa mort, mais sa contribution aux rapports entre Église et État et au concept même de papauté est décisive.
Gélase Ier n'est connu que par quelques passages du Liber Pontificalis et de Denys le Petit. Selon le Liber Pontificalis, Gélase était originaire d'Afrique (Gelasius, natione Afer) . Si sa biographie est peu connue, les traités et nombreuses lettres qu'il a laissés permettent d'appréhender une partie de son action politique et pastorale.Il possède une très forte personnalité qu'il met au service de Félix III dont il est le principal collaborateur et dont il rédige les lettres. La succession du défunt pape ne pose d'ailleurs aucun problème puisque Gélase Ier est élu le 1er mars 492 — c'est-à-dire le jour même du décès de son prédécesseur.
Depuis 476, la péninsule italienne est dominée par les « Barbares » d'Odoacre. Le patriarche Acace de Constantinople (472-489) se considère dès lors comme le « premier des évêques pour l’Église de l'empereur chrétien ». En 482, à l'instigation de l'évêque de Constantinople Acace et dans le but de pacifier les querelles qui déchirent les églises chrétiennes, l'empereur Zénon promulgue l’Hénotique (« édit d'union »), un formulaire qui passe le credo de Chalcédoine sous silence, ne faisant pas état de la controverse sur la nature ou les deux natures de Jésus afin de répondre aux vœux du parti chalcédonien modéré et des monophysites, mais finalement personne n'est satisfait et les partis s'excommunient réciproquement. Cette rupture, connue sous le nom de schisme accacien, va durer trente-cinq ans, jusqu'à l'arrivée au pouvoir de l'empereur Justin Ier.À la suite de Félix III , Gélase défend vigoureusement la primauté de Rome contre le schisme d'Acace et poursuit la politique d'indépendance de l'Église romaine, entamée par son prédécesseur, en particulier vis-à-vis de la cour de Byzance et du nouvel empereur Anastase Ier toujours favorable au monophysisme. C'est dans le cadre de ces querelles théologico-politiques qu'on lui doit des traités théologiques, dont le livre des deux natures en Jésus-Christ, contre Eutychès et Nestorius. Gélase lutte également avec acharnement contre le pélagianisme, qui relève provisoirement la tête. C'est durant son pontificat, qu'à partir de 493, l'arien Théodoric le Grand, à la tête des Ostrogoths, prend le pouvoir en Italie. Anastase espère que Théodoric va pouvoir amener Gélase à composer avec l'Orient, mais ce dernier demeure d'une inflexible intransigeance8, étant certain des « privilèges du Saint-Siège ». Il fait parvenir à l'empereur, en 494, une lettre, où il formule avec clarté le principe qui selon lui doit inspirer les relations entre la papauté et l'empire. Le pape Gélase Ier y réaffirme avec vigueur la doctrine traditionnelle de l'autonomie de la juridiction ecclésiastique vis-à-vis du pouvoir politique, affirmant la supériorité du spirituel sur le temporel : l'empereur n'est qu'un fils de l'Église, comme tout chrétien, et non pas un prêtre. Si les empereurs peuvent apporter le soutien de leur autorité temporelle aux évêques, ils devraient rester soumis à ces derniers dans toutes les matières de foi, chacun des deux ordres demeurant ainsi compétent en son domaine propre.
À Rome, où la liturgie chrétienne s'empare peu à peu des rues de l'Urbs, les processions pontificales se rendent successivement dans chacune des églises titulaires où l'évêque de Rome célèbre les offices pour marquer l'unité de la communauté, entouré du clergé et des fidèles. Gélase supprime la dernière fête païenne qui subsiste encore, celle des Lupercales, et lui substitue sans doute la fête chrétienne de la Chandeleur. Dans son diocèse suburbicaire, il s'attache à la résolution des problèmes disciplinaires et veille au comportement et au recrutement des clercs. Il fait dresser un polyptyque qui relève les rentes des propriétés de l’Église dont, avec l'argent des donateurs, il répartit les revenus en quatre quarts, entre l'évêque de Rome, les clercs, les nécessiteux et un fonds pour la construction et l'entretien des bâtiments du culte.
Dans le traité Tomus de anathematis uinculo, il réaffirme avec force le primat romain, affirmant que c'est le successeur de Pierre qui lie et délie. Néanmoins l'autorité de l'évêque de Rome n'est pas toujours comprise, et ses directions et instructions peuvent susciter l'étonnement, à l'instar de l'évêque Honorius de Salone.
On lui attribue douteusement un sacramentaire gélasien (Liber sacramentorum Romanae ecclesiae), une compilation du VIe siècle qui institue les rituels des sacrements et les usages liturgiques de l'Église de Rome.