| Sujet : 19 novembre : Sainte Mechtilde de Helfta et Saint Anastase II |
| De : jeanlouisdega@yahoo.fr |
| Date : 03/11/2019 à 09:54 |
| Pour : |
Apparentée aux Hohenstaufen (la famille de Frédéric Barberousse), elle appartenait à une famille
puissante. Sa sœur aînée était abbesse du monastère des cisterciennes de
Rodersdorf qui, plus tard, sera transférée à Helfta. C'est donc tout
naturellement que la petite Mechtilde, lorsqu'elle eut 7 ans, fut
confiée à sa sœur pour son éducation. Elle ne quittera plus le
monastère. Bien plus tard, on lui remit la charge de la formation des
jeunes élèves: l'alumnat. Elle dirigeait le chant monastique et sainte Gertrude
fut parmi ses élèves. C'est à elle qu'elle dévoilera une partie de son
extraordinaire vie spirituelle dans "Le Livre de la grâce spéciale", vie
spirituelle qui s'enracine dans la liturgie et la pratique de la
"Lectio Divina", insistant plus sur la figure du Christ glorieux que sur
la figure du Serviteur souffrant. Elle recevra des visions du
Sacré-Cœur, non point comme un amour méconnu, mais comme un amour
victorieux. Une sainte de la sérénité et de l'optimisme.
Sainte Mathilde de Hackeborn
(1241/2-1298), grande figure du monastère allemand de Helfta, a été le
sujet de la catéchèse du Saint-Père Benoit XVI le 29 septembre 2010:
Mathilde,
fille des barons de Hackeborn, entra très jeune au monastère de Helfta
où sa sœur, sainte Gertrude fut abbesse pendant quarante ans. Gertrude
donna "une empreinte particulière à la spiritualité du monastère le
portant à un épanouissement extraordinaire comme centre de mystique et
de culture, école de formation scientifique et théologique". Les
religieuses de Helfta bénéficiaient d'une instruction de haut niveau
intellectuel leur permettant de cultiver une spiritualité fondée sur les
Saintes Ecritures, la liturgie, la tradition patristique et sur la
règle et la spiritualité cisterciennes".
C'est le livre écrit par sa
sœur et intitulé "Le livre des grâces", qui nous permet principalement
de connaître la vie de Mathilde et la décrit comme dotée de grandes
qualités naturelles et spirituelles telles que "sa science, son
intelligence, sa connaissance des lettres humaines et sa voix d'une
douceur merveilleuse".
Mathilde bien que très jeune devint directrice
de l'école du monastère de Helfta puis directrice du chœur et
maîtresse des novices. La sainte possédait également "le don divin de la
contemplation mystique" et était "une maîtresse de fidèle doctrine et
grande humilité, conseillère, consolatrice et guide dans le
discernement". C'est pourquoi "de nombreuses personnes, non seulement du
monastère mais aussi venant de l'extérieur...attestaient qu'elle les
avait libérées de leur peine et qu'elles n'avaient jamais éprouvé autant
de consolation qu'auprès d'elle", observa le Saint-Père.
"Dans sa
longue vie passée au monastère, Mathilde a été affligée de souffrances
intenses et continues auxquelles elle choisit d'ajouter de dures
pénitences pour la conversion des pécheurs. Elle participa ainsi à la
passion du Seigneur jusqu'à la fin de sa vie".
"La prière et la
contemplation furent au centre de son existence -a ajouté le Pape-. Ses
révélations, ses enseignements, son service envers le prochain, son
chemin dans la foi et l'amour trouvent ici leur origine... Dans la
prière liturgique, Mathilde donne une importance particulière aux heures
canoniques, à la célébration de la messe et surtout à la communion....
Ses visions, ses enseignements et les évènements de son existence sont
décrits avec des expressions du langage liturgique et biblique. On
mesure ainsi sa profonde connaissance des Saintes Écritures qui étaient
son pain quotidien".
La sainte "en se laissant guider par les Saintes Écritures
et nourrir du Pain eucharistique, parcourut un chemin d'intime
communion avec le Seigneur, toujours fidèle à l'Église. Voilà pour nous
aussi -a conclu le Saint-Père- une belle invitation à intensifier notre
amitié avec le Seigneur, surtout à travers la prière quotidienne et une
participation attentive, fidèle et active à la messe. La liturgie est
une grande école de spiritualité". (source: VIS 20100929 460) "Je considère, par delà ses plaies, le cœur blessé et rompu par son excès d'amour" Sainte Mechtilde (source Nominis)
Saint Anastase II fut le 50e pape du 24 novembre 496 au 19 novembre 498 .
Romain de naissance, fils d'un dénommé Pierre, il s'agit peut-être de l'Athanase qui fut chargé de lire la lettre du pape Félix III au concile de Rome, en 485, et les requêtes de Misène au concile de 495. Son élection se fit le 24 novembre 496 , après un interrègne de trois jours. Dès son élévation au pontificat, il chercha à ramener les monophysites au sein de l'Église et à rétablir la paix au sein de celle-ci. Il envoya à cet effet des légats, les évêques Crescone et Germain, à Constantinople, avec une lettre pour l'empereur Anastase Ier , dans laquelle il exprimait son ardent désir de réunion, et le priait d'y travailler lui-même. Il s'agissait d'obtenir que le nom d'Acace de Césarée, patriarche de Constantinople qui avait écrit l'Hénotique et qui, pour cela avait été excommunié par Felix III , fut enlevé des sacrés diptyques. Le pape pria donc l'empereur, en termes très humbles, de bien vouloir le faire enlever, et de ne pas permettre que, pour une chose si peu importante et qui ne regardait qu'un seul homme, on ne déchire pas plus longtemps la tunique de Jésus-Christ.
Il aurait écrit également à Clovis pour le féliciter de sa conversion (mais en fait cette lettre est sans doute un faux, fabriqué au XVIIe siècle). À sa mort, l'Église romaine se divisait sur les concessions à faire pour mettre fin au schisme monophysite. Anastase II régna pendant deux ans, il mourut le 19 novembre 498 et fut enterré à Saint-Pierre. En raison de son esprit trop conciliant, Anastase a été placé en enfer par la Divine Comédie de Dante. Quelques sources le citent cependant toujours comme digne de sainteté.(sources Wikipedia et Nominis).
Amicalement,
Jean-Louis