| Sujet : 12 novembre : Sainte Natalène et Saint Josaphat Kuntsevych |
| De : jeanlouisdega@yahoo.fr |
| Date : 30/10/2019 à 09:36 |
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L'on sait d'elle qu'elle fut honorée à Pamiers
dans l'Ariège au sud de la France. Le reste nous vient d'une
légende selon laquelle son père, furieux de ne pas avoir un garçon, la
fit noyer. Sauvée par une humble femme, elle devint la protégée d'une
châtelaine et Léna se répandit en aumônes pour les pauvres dès qu'elle
le put. Apprenant que c'était sa fille qui agissait ainsi, son père vint
l'arrêter et la fit décapiter.
Autres sources:
- Les
titulaires et les patrons du diocèse de Périgueux-Sarlat par le père
R.P. Carles, missionnaire, éditions du Roc de Bourzac (réédition 1986 'à
l'identique' de l'ouvrage paru en 1884, page 88.)
Légende de sainte Natalène.
-
Au IVe sièclè, la ville de Pamiers est sous domination romaine.
L'implantation du christianisme à Pamiers apparaît à travers le récit de
la vie de Natalène. Elle serait née vers l'an 360, à Frédélas (ancien
nom de Pamiers) dans une noble famille romaine. Son père, gouverneur de
la ville occupait le château du Castella. Espérant, après huit filles,
avoir un fils, il fut déçu à la naissance de l'enfant et ordonna à une
servante de la noyer. Au moment d'exécuter son geste, la femme fut
arrêtée par saint Martin qui, justement, passait par là. Il recueillit
Natalène, la baptisa, la confia à une famille chrétienne. Elle grandit
dans cette religion, mais dénoncée et amenée devant le gouverneur, elle
lui avoua son origine, mais également sa foi, ce qui lui valut d'être
condamnée à être décapitée au bout du quartier actuel de Lestang.
Lorsque le bourreau lui trancha la gorge, une source jaillit à cet
endroit. Très longtemps cette eau fut considérée comme miraculeuse. On
venait en chercher dans l'espoir d'une guérison. Aujourd'hui encore les
Appaméens s'approvisionnent à la fontaine de Milliane bien que !e lieu
exact du martyre reste inconnu. La source se trouverait à l'emplacement
actuel de la fontaine Sainte-Hélène. (saints du diocèse de Pamiers)
- Sainte Natalène: un tableau classé Monument Historique. (n° 16 - Vers les sommets - page 14 - Claude Aliquot - diocèse de Pamiers)
-
Sainte Nathalène, dont le corps est censé reposer à Saint-Flour est
honorée le 12 novembre. Son culte est attesté à Pamiers dès 1320, dans
le registre d'inquisition de Jacques Fournier: 'église saint Jean et
sainte Natalène' (Claeys 2001, p. 65). Il s'agit en fait d'une
adaptation 'locale' de la martyre Ennatha de Césarée
de Palestine (fête le 13 novembre), elle-même associée à un autre
martyr Antonin. C'est donc la compagne de l'Antonin de Césarée que l'on a
voulu honorer à Pamiers. (site des Académies et Sociétés savantes de Toulouse) (source Nominis)
Jean Kuntsevych, né en Volhynie, en 1580. Il est encore adolescent
à l'époque de l'Union de Brest (1596) où une partie de l'Eglise
d'Ukraine se rattache à Rome et constitue l'Eglise gréco-catholique ou
Eglise ruthène.
A vingt ans, il entre au monastère de la Sainte Trinité à Vilnius,
alors dans le royaume polono-lituanien, dans un monastère de l'ordre
basilien et prend le nom de Josaphat. A trente ans, il en devient l'un
des supérieurs. Déchiré en lui-même par cette séparation entre
catholiques romains et orthodoxes, il se dévoue à la cause de l'unité,
polémique avec les orthodoxes tout en gardant une grande douceur. Nommé
évêque de Polock en 1617, il se trouve dans une région où les
antagonismes sont exacerbés plus encore par des considérations
politiques et culturelles que par des points de vue religieux. Au cours
d'une émeute provoquée par des intégristes orthodoxes, alors qu'il
accomplissait une visite pastorale à Vitebsk, il est lynché et jeté dans
le fleuve, martyr pour son attachement à l'Eglise romaine.
Béatifié par le pape Urbain VIII le 16 mai 1643 et canonisé par le bienheureux Pie IX le 29 juin 1867, il est le premier saint des Eglises uniates à être canonisé à Rome.
Ses reliques se trouvent sous l'autel saint Basile dans la basilique Saint Pierre du Vatican.
Voir aussi
- lettre apostolique du pape Saint Jean-Paul II à l'occasion du quatrième centenaire de l'union de Brest, le 12 novembre 1995, mémoire de saint Josaphat.
- Saint Josaphat Kuntsevych 1580-1623 (en anglais) sur le site de l'Eglise catholique ukrainienne Saint Nicolas. Né
dans l'orthodoxie, Jean Kuncewicz adhéra, dès sa jeunesse, à l'union
catholique et, devenu évêque de Polotz sous le nom de Josaphat, il
déploya un zèle constant à garder son troupeau dans l'unité, attentif à
donner toute sa splendeur à la liturgie byzantine slave. Au cours d'une
visite pastorale à Vitebsk, en 1623, il fut massacré par une foule
déchaînée contre lui et mourut pour l'unité de l'Église et la défense de
la foi catholique. (source Nominis).
Amicalement,
Jean-Louis