Poursuivant notre quête sanctorale paritaire, nous fêtons le 10 novembre la vénérable Edwige Jaroszewska et Saint Léon Ier.
Vénérable Edwige Jaroszewska, religieuse polonaise fondatrice des Bénédictines samaritaines de la Croix (✝ 1937)
Le 18 mars 2015 promulgation du décret relatif aux vertus héroïques
de la servante de Dieu Vincent de la Passion (Edwige Jaroszewska)
(1900-1937), religieuse polonaise fondatrice des Bénédictines
samaritaines de la Croix.
Née le 7 mars 1900 à Piotrkow, morte le 10 novembre 1937 à Varsovie.Sa spiritualité est fondée sur le règle de Saint Benoît.(source Nominis).
Saint Léon le Grand Pape (45
e) du 29 septembre 440 au 10 novembre 461 (✝ 461)
Né en Etrurie (Toscane), il devint Pape à une époque troublée. C'était la lente agonie de
l'empire romain sous les coups des invasions des Francs, des Wisigoths,
des Vandales, des Huns, des Burgondes. Pour l'Église, c'est le risque
d'éclatement en de nombreuses hérésies. En particulier les monophysites
qui acceptaient la divinité du Christ mais refusaient qu'il soit
vraiment homme et les nestoriens qui acceptaient que Jésus soit vrai
homme, mais pas vraiment le Verbe de Dieu. Il
apporta son soutien à Flavien, le patriarche de Constantinople par une
lettre dogmatique 'le tome à Flavien', qui sera la base de la définition
du concile christologique de Chalcédoine (451) quelques années plus
tard: le Christ-Jésus réunit en sa seule personne toute la nature divine
et toute la nature humaine. En 452, il sauve Rome des hordes d'Attila,
mais ne peut empêcher le sac de Rome par les Vandales en 455. Dans cet
Occident démoralisé, il reste le seul et vrai recours moral.
Le pape Benoît XVI, le 5 mars 2008:
Élu
en 440, son pontificat dura plus de vingt ans, dans un temps troublé.
"Les invasions barbares, l'affaiblissement de l'autorité impériale en
occident, une forte crise sociale poussèrent l'Évêque de Rome à jouer un
rôle notable jusque dans les affaires politiques". Ainsi en 452 Léon
rencontra Attila à Mantoue dans l'espoir de dissuader les Huns de
poursuivre leurs opérations dans le nord de l'Italie. Trois ans plus
tard il traita avec le Vandale Genséric qui s'était emparé de Rome afin que soient
épargnées du pillage les basiliques du Latran et du Vatican, ainsi que
St.Paul hors les murs, dans lesquelles la population avait trouvé
refuge.
A travers ses nombreuses homélies et lettres, Léon I démontre
"sa grandeur dans le service à la vérité et à la charité, dans
l'exercice assidu du langage, théologique et pastoral à la fois...
Toujours attentif aux fidèles et au peuple de Rome, il avait aussi le
souci de la communion entre les Églises locales, ce pourquoi il fut
l'infatigable promoteur de la primauté romaine". Sous son pontificat se
tint le Concile de Chalcédoine, le plus important jusqu'alors puisqu'il "affirma l'union en la personne du Christ des natures humaine
et divine, sans confusion ni séparation". Ce Pape, a souligné Benoît
XVI, évalua de manière aigüe la responsabilité du successeur de Pierre,
dont la mission est unique dans l'Église car "seul cet apôtre a reçu ce
qui a été annoncé aux autres. Tant en orient qu'en occident", saint
Léon a su exercer cette responsabilité en intervenant ici ou là mais
toujours avec prudence, fermeté et lucidité, que ce soit par écrit ou
par le biais de ses envoyés. Il démontra combien l'exercice de la
primauté romaine était, comme elle l'est aujourd'hui, pour servir
efficacement la communion qui caractérise l'unique Église du Christ".
"Conscient
du caractère transitoire de la période dans laquelle il vivait -a
précisé le Saint-Père-, d'une période de crise entre la Rome païenne et
la Rome chrétienne, Léon le Grand sut rester proche des gens, du peuple
et des fidèles par son action pastorale et sa prédication. Il liait la
liturgie à la vie quotidienne des chrétiens", démontrant que la
"liturgie chrétienne n'est pas l'évocation du passé mais l'actualisation
de réalités invisibles en action dans la vie de chacun de nous".
(Source: VIS 080305 530)
Mémoire
de saint Léon le Grand, pape et docteur de l'Église. Né en Étrurie, il
fut d'abord diacre empressé de Rome, puis élevé sur le siège de Pierre,
il mérita à bon droit d'être appelé Grand, aussi bien pour avoir nourri
son troupeau d'une parole excellente et prudente que pour avoir affirmé
avec force par ses légats au Concile oecuménique de Chalcédoine la
doctrine orthodoxe sur l'incarnation divine. Il fut mis au tombeau à Rome, près de saint Pierre, en 461.(source Nominis).