Sujet : 8 novembre : Ste Elisabeth de la Trinité et Bienheureux Jean Duns Scot
De : jeanlouisdega@yahoo.fr
Date : 28/10/2019 à 11:19
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Bonjour,

Poursuivant notre quête sanctorale paritaire, nous fêtons le 8 novembre entre autres saintes et saints Sainte Elisabeth de la Trinité et le Bienheureux Jean Duns Scot.

Sainte Elisabeth Catez, carmélite française (✝ 1906)
Cette berrichonne passera sa vie à Dijon où son père militaire avait été envoyé en garnison. Elle est très vive, passionnée, coléreuse. Elle a sept ans quand meurt son père. C'est un drame pour elle et elle veut se convertir, soutenue par sa mère qui l'aide à lutter contre son caractère difficile. Dans la bonne société dijonnaise, c'est une charmante jeune fille, premier prix de piano, recherchée par les bonnes familles pour l'un de leurs garçons. Mais elle a choisi une autre orientation pour sa vie.
Elle veut vivre 'en oraison continuelle', puisque Dieu est présent en son cœur. Malgré sa mère très possessive, elle peut entrer au Carmel de Dijon 'pour se livrer à la vie des Trois, à l'union à Dieu'. Cinq ans d'union intime avec le Dieu-Trinité qui lui confère paix, joie et gaieté malgré la grave maladie qui l'accable bientôt et l'emportera à 26 ans dans l'amour éternel qu'elle a cherché. (source Nominis).

Bienheureux Jean Duns Scot, frère mineur, théologien (✝ 1308)

John Duns Scot (ou Scott), franciscain, né en Écosse d'où son surnom 'Scot', (appelé aussi John Duns Scotus) est avec saint Thomas d'Aquin, dominicain, et saint Bonaventure, franciscain, l'un des trois plus grands scolastiques du Moyen Age, même s'il s'oppose à eux. Il enseigna dans les plus grandes universités de l'époque: Cambridge, Oxford, Paris et Cologne, où il meurt à l'âge de quarante-deux ans, laissant une œuvre considérable. Alors que les doctes de l'époque refusaient la doctrine de l'Immaculée Conception de la sainte Mère de Dieu, il la fit accepter dans les écoles.
Il a été béatifié le 20 mars 1993 par Saint Jean-Paul II.
Le 7 juillet 2010 - Benoît XVI, Cité du Vatican: Jean Duns Scot, né en Écosse en 1266. Franciscain, il devint prêtre en 1291. "Sa brillante intelligence le fit surnommer Docteur subtil". Il enseigna la théologie à Oxford, Cambridge et Paris, qu'il quitta après l'affront fait par Philippe le Bel à Boniface VIII. Il rentra en France en 1305 puis, toujours comme enseignant, il gagna Cologne où il mourut trois ans plus tard. Sa réputation de sainteté fit que son culte se développa au sein de son ordre, et Jean-Paul II le proclama bienheureux en 1993, en le décrivant comme un "chantre du Verbe incarné et défenseur de l'Immaculée Conception, résumant ainsi l'apport notable de Duns Scot à l'histoire théologique". Puis le Saint-Père a expliqué que ce théologien, conscient de ce que le Christ nous a rachetés du péché originel, rappela que "l'Incarnation est la plus haute et la plus belle œuvre de l'histoire du salut, n'étant conditionnée par aucun autre acte. Disciple de François, il aimait admirer et prêcher le mystère de la Passion, expression salvifique de l'immense amour divin...qui se révèle aussi dans l'Eucharistie que Duns Scot vénérait tant... Sa vision théologique christocentrique ouvre à la contemplation et à la gratitude, car le Christ est le cœur de l'histoire et du cosmos, qui donne sens, dignité et valeur à la vie humaine". Évoquant ensuite le volet marial des travaux du saint écossais, Benoît XVI a rappelé qu'il défendit que Marie "fut épargnée par le péché dès sa conception" et mit en avant "l'argument de la rédemption préventive. Selon cet argument, l'immaculée conception est le chef d’œuvre de la rédemption opérée par le Christ. La puissance de son amour et de sa médiation a obtenu que la Mère soit préservée du péché originel. Cette doctrine, diffusée avec enthousiasme par les Franciscains, fut perfectionnée et défendue, parfois solennellement, par d'autres théologiens".
Le Pape a alors souligné combien Duns Scot avait travaillé sur le rapport entre liberté, volonté et intelligence. "L'idée d'une liberté innée et absolue, résidant dans la volonté avant l'intelligence, en Dieu comme dans l'homme, conduirait à celle d'un Dieu non lié à la vérité et au bien... Originelle, la liberté aide à bâtir la civilisation lorsque l'homme se réconcilie avec la vérité. Détachée de la vérité, la liberté devient un principe tragique de destruction de l'harmonie intérieure de l'être, et la source des pires prévarications et souffrances". La liberté "grandit et se renforce, selon Duns Scot, lorsque l'homme s'ouvre à Dieu...lorsqu'on se met à l'écoute de la Révélation, de la Parole. Alors se manifeste le message qui remplit de lumière et d'espérance la vie et nous libère vraiment. Le bienheureux Jean Duns Scot -a conclu Benoît XVI- enseigne que l'essentiel dans la vie est de croire que Dieu nous est proche et qu'il nous aime en Jésus-Christ. Il faut donc cultiver un amour profond du Seigneur et de l'Église, et en témoigner ici bas". (source: VIS 20100707 560)
A lire aussi: "Alors que saint Thomas restait mesuré dans l'étude de la sanctification de Marie, Duns Scot appliquait la notion générale de la grâce opérante prévenante pour conclure que Marie était sans péché depuis le premier instant de sa conception." Commentaire du document 'Marie : Grâce et Espérance dans le Christ' de la Commission internationale anglicane-catholique romaine - 2005 - Jared Wicks, s.j. (John Carroll University, Cleveland/Ohio, USA) (source Nominis)


Amicalement,


Jean-Louis