Poursuivant notre quête sanctorale paritaire, nous fêtons le 18 octobre entre autres saintes et saints la Vénérable Marie de Saint-François et Saint Pierre d'Alcantara.
Vénérable Marie de Saint-François, fondatrice des Franciscaines de Notre Dame des Victoires (✝ 1916)
Maria of Saint Francis (Mary Jane Wilson: 1840 - 1916), religieuse
anglaise fondatrice des Franciscaines de Notre Dame des Victoires,
déclarée vénérable le 11 octobre 2013. La congrégation a été fondée
sur l'île de Madère au Portugal par Mary Jane Wilson, une anglaise qui
prit le nom de Soeur Marie de Saint-François.
(
diocèse de Cochin en Inde, site en anglais). Née
en Inde en 1840 dans une famille anglicane, sa mère meurt alors qu'elle
a 8 mois; elle est envoyée en Angleterre avec son frère à l'âge de 2
ans et est élevée par une tante. Son père meurt alors qu'elle a 8 ans. Jeune
fille, elle doute de sa foi et se rapproche de l'Eglise catholique mais
a de grandes difficultés avec certains points et en particulier la
présence réelle dans l'eucharistie. Le 30 avril 1873 priant devant
Notre-Dame des Victoires elle se sent rassurée et fortifiée. Elle est
reçue dans l'Eglise catholique à Boulogne-sur-mer en France. Les
années suivantes la confirment dans sa foi; elle fait plusieurs
pèlerinages, lit des livres religieux, s'engage dans des activités
caritatives et rejoint le tiers ordre franciscain en 1875. De retour
en Angleterre, elle devient infirmière à l'hôpital de Londres et s'isole
de sa famille qui lui en veut d'être devenue catholique. C'est
en tant qu'infirmière qu'elle arrive sur l'île de Madère où elle est
frappée par le contraste entre la beauté des paysages et la misère
morale et la dégradation physique de la population. Elle commence par
donner des cours d'instruction religieuse, par rendre visite aux
malades, leur apportant des soins et des remèdes. Rapidement, ce fut le
démarrage de centres de développement catéchétiques et humains, un
dispensaire, une pharmacie pour les pauvres, un orphelinat et une école
qui virent le jour. Entourée d'aides, avec Amelia Amaro de Sa, également dédiée à Dieu, elle fonde la congrégation le 15 janvier 1884. Dans
un climat politique agité, ce défi aux règles amena bien des obstacles
mais, malgré le manque de reconnaissance, la communauté s'étendit, créa
de nombreuses écoles dans l'île et continua à assister les pauvres et
les malades. A la révolution d'octobre 1910 les soeurs furent rendues
à l'état laïc et dispersées. La fondatrice âgée de 70 ans fut renvoyée
en Angleterre. Un an plus tard, elle parvint à revenir et à
rassembler ses soeurs qui renouvelèrent leurs voeux. L'évêque reconnut
cette forme de vie. Soeur Marie de Saint-François mourut le 18 octobre
1916. A lire sur le
site du diocèse de Funchal (en portugais) (source Nominis)
Saint Pierre d'Alcantara
Franciscain espagnol (
Alcántara,
1499 -
Arenas de San Pedro,
18 octobre 1562) Sans aucun doute parmi les nombreux mystiques espagnols, il est l'un
des plus grands. Franciscain à 16 ans, il crée une nouvelle branche de
l'Ordre, plus austère et plus pauvre: "les franciscains déchaussés." Il
sera de ceux qui aidèrent
sainte Thérèse d'Avila
à réformer le Carmel et même obtint pour elle l'autorisation de fonder à
Avila son premier couvent des "carmélites déchaussées". Il connaissait
de merveilleuses extases, au point que certains l'accusaient de folie.
"Bienheureuses folies mes soeurs, disait sainte Thérèse d'Avila à propos
de saint Pierre d'Alcantara. Plût à Dieu que nous en fussions toutes
atteintes." Sa vie ascétique était inimitable: ne manger que tous les
trois jours - dormir assis contre une muraille et seulement une heure et
demie afin d'avoir le temps de la méditation - ne parler que si on
l'interrogeait. L'œuvre écrite de Pierre d'Alcantara baigne dans l'atmosphère
platonico-
augustinienne
du siècle d'or de la mystique espagnole. Elle se caractérise toutefois
par l'accent mis sur la pauvreté, la pénitence et la prière : il s'agit
de vivre l'idéal de la
descalcez, qui se présente comme une spiritualité active et missionnaire, sensiblement différente de l'orientation
quiétisante prise par le mouvement concurrent de la
capucha. Cette spiritualité va trouver son expression la plus accomplie dans le
Tratado de oracion y meditacion,
à travers lequel l'auteur cherche à atteindre, non sans hardiesse, un
public pauvre en moyens et en temps, auquel il livre, non un savant
traité de théologie, mais un enseignement solide et complet sur l'
oraison, sous forme d'un manuel, dans lequel il condense, sur la base des instructions de son ami dominicain
Louis de Grenade, l'essentiel de son expérience dans le domaine de la prière et du discernement. Béatifié le 18 avril 1622 par Grégoire XV, canonisé le 4 mai 1669 par Clément IX.(sources Wikipedia et Nominis).