Poursuivant notre quête sanctorale paritaire, nous fêtons le 12 octobre entre autres saintes et saints Sainte Exupérie et Saint Félix IV
Sainte Spérie patronne de Saint-Céré (✝ 760)
Espérie ou mieux Exupérie.
Elle naquit dans une demeure
seigneuriale à Saint-Céré en Quercy (Lot actuel).
Elle refusa de se marier pour se donner toute à Jésus-Christ et se
retira dans la solitude dans les environs d'Aynac. Son frère la
rechercha pour la faire revenir sur sa décision, ce qu'elle refusa et,
avec un cousin ou son soupirant, il la tua au lieu-dit "Le ruisseau des Barbares." Son
corps fut enseveli dans une crypte, sous l'église paroissiale de
Saint-Céré.
L'
église paroissiale Sainte Spérie à Saint Céré
- "Son nom vient de la légende de Spérie, fille de Sérénus, qui en 760
refusa de se marier pour consacrer sa vie à Dieu. Elle fut tuée et
enterrée dans la forêt près d'une fontaine. Plus tard, une chapelle
protégea la crypte et le tombeau. Sur ses restes, fut édifiée vers le
XIe siècle l'église Sainte Spérie de style roman..."
A lire aussi:
Sainte Spérie ou la naissance de Saint-Céré (source Nominis)
Saint Félix IV Pape (54
e) de 526 à 530 (✝ 530) (ou Félix III - Félix II ayant été déclaré antipape). C’est en
Italie centrale qu’est né Félix qui est connu sous le nom de Félix le quatrième, pape du
12 juillet 526 au
22 septembre 530 . C’est après deux mois de vacance apostolique (
Jean Ier est décédé le
18 mai 526 des mauvais traitements du roi des
Ostrogoths,
Théodoric le Grand),
que Félix est désigné par Théodoric comme pape. Le roi impose sa loi,
le clergé romain ne peut que s’incliner, le peuple romain accepter. Le
roi décède dans le mois qui suit. Durant son pontificat, le pape, évêque de
Rome, entretient plutôt de bons rapports avec la cour de
Ravenne où réside le nouveau roi ostrogoth,
Athalaric. Il se mêle des querelles doctrinales liées au
semi-pélagianisme, doctrine condamnée lors du
concile d’Orange (529). Le semi-pélagianisme adoucit les positions de
Pélage,
mais il privilégie tout de même la volonté, expression de la liberté
humaine, sur la grâce, qui a pour source l’intervention de Dieu. Qui
sauve l’Homme ? Sa propre volonté ou la grâce divine ? Un des grands
débats des débuts du Christianisme, l’Église répond avec fermeté que la
salut n’est que don de Dieu.
On doit à Félix IV la construction de la basilique dédiée aux saints Côme et Damien.
On lui doit aussi une initiative, visant à éviter d’affaiblir l’Église
par des problèmes de succession. Sentant sa mort prochaine, il désigne
son successeur, l’archidiacre Boniface, auquel il confère le pallium
(vêtement blanc orné de croix noires). Il l’annonce officiellement au
clergé, au Sénat et au peuple. Peine perdue, cette précaution,
compréhensible à cause du rôle de plus en plus fort joué par les
empereur et rois dans le choix des papes, n’empêche pas Boniface et
Dioscore de s’opposer dans la succession pontificale.
Le pontificat de
Félix IV est marqué par trois faits importants :
- L’un est symbolique : il s’agit de la fermeture de l’école philosophique d’Athènes, la prestigieuse Académie fondée par Platon. Désormais la culture grecque ne sera plus transmise principalement que par les moines, jusqu'à la Renaissance.
- Le second ouvre des perspectives considérables à la christianisation en profondeur de l’Europe occidentale. Benoît de Nursie (480-547) fonde le monastère du Mont-Cassin en Italie. La règle bénédictine (du nom latin de Benoît, benedictus)
repose sur la prière, la lecture d’ouvrages pieux et le travail manuel.
« Ora et labora » : prie et travaille. La communauté des laïcs qui se
font moines vit de son propre travail. Le monachisme, apparu en Orient, se répand en Occident. La fondation du monastère de Lérins en 410 en était un signe avant-coureur.
- Le troisième est son soutien à saint Théodose le Cénobiarque dans son opposition au monophysisme, préconisé par l'empereur Anastase Ier dans les Églises d'Orient. (source Wikipedia)
Amicalement,
Jean-Louis