Poursuivant notre quête sanctorale paritaire, nous fêtons le 4 octobre entre autres saintes et saints Sainte Aure et Saint François d'Assise.
Sainte Aure, Abbesse à Paris (✝ 666)
Saint Eloi
la mit à la tête d'un grand monastère qu'il fonda à Paris en 633 et qui
compta bientôt trois cents religieuses. Il construisit pour elles deux
églises : l'une dédiée à
saint Martial où elles allaient chanter l'office (c'était en souvenir de son pays d'origine le Limousin) et l'autre dédiée à
saint Paul
où elles étaient enterrées. Cette dernière est devenue l'église Saint
Paul - Saint Louis dans le Marais à Paris. Sainte Aure fut emportée,
avec une centaine de ses moniales, par la peste qui ravagea Paris en
666. A lire aussi: Sainte Aure (+ 666) Première abbesse du monastère Saint Martial à Paris. (site internet des
amis de saint Colomban).
Saint François d'Assise Fondateur de l'ordre des Frères mineurs (1181 ou 1182 - ✝ 1226).
Né
à Assise au foyer de Pietro Bernardone et de Joanna Pica de Bourlémont, baptisé comme Giovanni Pietro, il fut le premier à porter le prénom de Francesco / François signifiant "Français" donné par son père un riche marchand qui venait souvent en France pour ses affaires. François vit
d'abord une jeunesse folle. Participant à la guerre entre Assise et
Pérouse, il est fait prisonnier. Plus tard, parti pour une autre guerre,
il entend une voix lui dire: "Pourquoi sers-tu le serviteur et non le
maître?" C'est pour lui le début d'une nouvelle existence. Rentré à
Assise, "le roi de la jeunesse" se tourne vers les pauvres et les
lépreux. Il a 24 ans. Dans la chapelle de Saint Damien, il entend le
grand crucifix lui dire: "Répare ma maison qui, tu le vois, tombe en
ruines." Le voilà transformé en maçon. Pour réparer la chapelle, il
dépense l'argent de son père qui l'assigne devant l'évêque. Il se
dépouille alors de tous ses vêtements en déclarant qu'il n'a d'autre
père que celui qui est aux cieux. Un matin, il entend l'évangile de
l'envoi en mission des disciples. Appliquant l'Évangile à la lettre, il
parcourt la campagne, pieds nus et une corde pour ceinture, en
annonçant: "Que le Seigneur vous donne sa paix." Des compagnons lui
viennent et il leur rédige une Règle faite de passages d'Évangile. Quand
ils seront douze, ils iront à Rome la faire approuver par le Pape
Innocent III. Parallèlement,
Claire Favarone devient la première "clarisse". Pour
les laïcs, il fonde un troisième Ordre, appelé aujourd'hui "la
Fraternité séculière." Il envoie ses frères de par le monde et lui-même
rencontre le sultan d' Egypte à Damiette pour faire cesser la guerre entre
chrétiens et musulmans. A son retour, il trouve l'Ordre en grandes
difficultés d'unité. Il rédige une nouvelle Règle et se retire, épuisé,
sur le mont Alverne où il reçoit les stigmates du Christ en croix. Il
connaît ainsi dans son coeur l'infini de l'amour du Christ donnant sa
vie pour les hommes. En 1226, au milieu de très grandes souffrances, il
compose son "Cantique des Créatures" et le 3 octobre, "nu, sur la terre
nue", il accueille "notre soeur la mort corporelle."
Ce cantique a été composé par François d'Assise deux ans avant sa mort et achevé par frère Pacifique. Saint François d'Assise est le patron de tous les louveteaux à cause d'un épisode de sa vie :
le loup de Gubbio. La
figure du saint italien évoque un art de vivre et une manière d'être
chrétien. Le pape Grégoire IX l'a canonisé en 1228. Amoureux de la
nature, saint Jean Paul II l'a fait patron de l'écologie en 1979. Il inspire
aussi les non-violents. Le pape François a choisi son nom pontifical en son honneur en 2013.
Son
Encyclique "Laudato Si'" présentée le 18 juin 2015, reprend l’invocation de
Saint François « Loué sois-tu mon Seigneur » du Cantique des Créatures,
qui rappelle que la terre, notre maison commune, est « comme une sœur,
avec laquelle nous partageons l’existence, et comme une mère, belle, qui
nous accueille à bras ouverts » (
Église catholique en France) (sources principales Nominis et Wikipedia).