Poursuivant notre quête sanctorale paritaire, nous fêtons le 1er octobre entre autres saintes et saints Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus et le Bienheureux Louis Monti.
Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus Thérèse de Lisieux, docteur de l'Église (Alençon 2 janvier 1873 ✝ 30 septembre 1897 Lisieux)
Thérèse Martin est la cinquième et dernière fille d'une
famille chrétienne
où elle grandit 'entourée d'amour'. Elle a 4 ans quand la mort de sa
mère introduit une brisure dans sa vie. Le père et ses cinq
filles s'installent alors à Lisieux pour se rapprocher d'une partie de
sa famille. Deuxième drame qui ébranle Thérèse enfant: sa sœur
Pauline puis sa sœur Marie, qu'elle avait choisies successivement comme
'petite mère' entrent au Carmel. La nuit de Noël, par une grâce
puissante, elle retrouve le joyeux équilibre de son enfance et s'élance,
dans 'une course de géant', vers le Dieu-Amour qui l'a saisie. Non sans
démarche, allant intrépidement jusqu'à Rome se jeter aux pieds du pape,
elle obtient d'entrer au Carmel à quinze ans, le 9 avril 1888. Avec
une fidélité héroïque, elle y poursuit sa route vers la sainteté. Le
Seigneur lui découvre peu à peu sa 'petite voie' d'abandon et de
confiance audacieuse. Le 9 juin 1895, elle s'offre à l'amour
miséricordieux de Dieu. Durant sa longue maladie, la tuberculose,
elle s'est conformée au Christ, dans le mystère de son agonie pour le
salut des pécheurs qui n'ont pas la foi. Elle meurt à 24 ans, promettant
de faire tomber sur la terre 'une pluie de roses' et de passer son ciel
à faire du bien sur la terre. Quelques années plus tard, le récit
de sa vie, écrit par obéissance, connaît un succès populaire
époustouflant et les témoignages de grâces obtenues par son
intercession affluent au monastère, si nombreux que le Pape parle d'un
'ouragan de gloire'. Proclamée patronne des missions de l'Église
universelle et docteur de l'Église en 1997.
le site du sanctuaire de Lisieux. Lettre
apostolique pour la proclamation de Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus et
de la Sainte-Face Docteur de l'Église universelle (Jean-Paul II) 19
octobre 1997.
- Sainte Thérèse de la Sainte Face et de
l'Enfant Jésus (1873-1897) La petite Thérèse est Docteur de l'Église,
patronne des missions et co-patronne de la France. Elle a été canonisée
par Pie XI en 1925.
Figures de sainteté - site de l'Église catholique en France- les Carmélites lisent Thérèse, Carmel de Lisieux.
- Voir aussi: Sainte Thérèse de Lisieux et le Patrimoine Religieux de l'Orne en Normandie.
Le
6 avril 2011, Benoît XVI a tracé un portrait de sainte Thérèse de
Lisieux. Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face n'a vécu que 24
ans à la fin du XIX siècle. "Si sa vie fut très simple et cachée, la
publication de ses écrits après sa mort en fit une des saintes les plus
connues et aimées. La Petite Thérèse n'a cessé d'aider les âmes les plus
simples, les humbles et les pauvres, les malades qui la priaient. Mais
elle a aussi éclairé l'Église entière de sa profonde doctrine, au point
que le vénérable Jean-Paul II lui attribua en 1997 le titre de docteur
de l'Église... qui s'ajouta à celui de patronne de la Mission décerné
par Pie XI en 1939... Il la définit experte en Scientia Amoris, cette
science qui fait resplendir dans l'amour toute la vérité de la foi,
ainsi que Thérèse l'a raconté dans son Histoire d'une âme".
Thérèse
naquit à Alençon en 1873, cadette des neuf enfants de Louis et Zélie
Martin, béatifiés en 2008. Elle perdit sa mère à 4 ans puis fut frappée
d'une grave maladie nerveuse dont elle guérit en 1886 grâce au "sourire
de la Vierge Marie". Reçue à Rome l'année suivante par Léon XIII,
Thérèse fut autorisée à entrer à 15 ans au Carmel de sa ville. Elle
prononça ses vœux en 1890 et en 1896 commença la maladie qui la porta à
la mort et qui fut "une passion de l'âme... Elle vécut la foi la plus
héroïque, telle une lumière dans les ténèbres envahissant l'âme... Dans
ce cadre de souffrance, elle vécut le plus grand des amours dans les
choses les plus infimes de la vie quotidienne, portant à
l'accomplissement sa vocation d'être l'amour au cœur de l'Église".
Sainte Thérèse de Lisieux mourut le 30 septembre 1897 en disant
simplement: "Mon Dieu, je vous aime", Jésus je t'aime étant au cœur de
tous ses écrits. "Elle fut un des ces petits dont parle l'Évangile,
qui se laissent conduire à Dieu dans la profondeur de son mystère, mais
aussi un guide pour tous et en particulier pour" les théologiens. "Avec
humilité et charité, foi et espérance, Thérèse entrait sans cesse dans
l'Ecriture qui renferme le mystère du Christ. Nourrie de la science de
l'amour, cette lecture biblique s'oppose à la science académique. En
effet, la science des saints, dont parle la dernière page de l'Histoire
d'une âme, est la science supérieure... Dans l'Évangile elle trouva
avant tout la miséricorde de Jésus...et le point final de son récit
furent la confiance et l'amour, des mots qui ont éclairé son chemin de
sainteté, qui ont guidé ce qu'elle appelait son petit chemin de
confiance et d'amour, celui de l'enfant qui s'abandonne". (source: VIS
20110406 470) (source Nominis).
Bienheureux Louis-Marie Monti
religieux laïc, fondateur des Fils de l'Immaculée Conception (
Bovisio-Masciago,
24 juillet 1825 -
Saronno,
1er octobre 1900) Il dirigea les Fils de l'Immaculée Conception dans un esprit de
charité vers les pauvres et les indigents, en particulier au service des
malades, et en veillant à la formation des jeunes. En
1882, un
chartreux
venant de Desio lui présente quatre de ses neveux, orphelins de mère et
de père. Pour Louis Monti, c'est un signe de Dieu et il étend l'œuvre
aux orphelins, il ouvre pour eux un foyer d'accueil à
Saronno. C'est dans cette ville qu'il meurt le
1er octobre 1900, épuisé et presque aveugle, à 75 ans. En
1941 le bienheureux
Alfredo Ildefonso Schuster,
archevêque de Milan ouvre le procès d'information pour la
béatification qui dure jusqu'en
1951. En
2001 la
congrégation pour les causes des saints promulgue le décret sur l'
héroïcité des vertus, il est béatifié le
9 novembre 2003 par saint
Jean-Paul II"'Et
voici que de l'eau sortait de dessous le seuil du Temple... où cette
eau pénètre, elle assainit' (Ez 47, 1.9). L'image de l'eau, qui fait
revivre toute chose, illumine en effet l'existence du bienheureux Luigi
Maria Monti, entièrement consacrée à soigner les blessures du corps et
de l'âme des malades et des orphelins. Il aimait les appeler les
'poverelli di Cristo', et il les servait animé par une foi vivante,
soutenue par une intense et constante prière. Dans son dévouement
évangélique, il s'inspira constamment de l'exemple de la Sainte Vierge
et plaça la Congrégation qu'il avait fondée sous le signe de Marie
Immaculée."Homélie de saint Jean-Paul II
Luigi Maria Monti (1825-1900) - biographie - site du Vatican (sources Nominis et Wikipedia)
Amicalement,
Jean-Louis