Poursuivant notre quête sanctorale paritaire, nous fêtons le 30 septembre entre autres saintes et saints la Vénérable Marie Mercedes Cabezas Terrero et Saint Jérôme.
Maria Mercedes Cabezas Terrero, née le
19 décembre 1911 à
Salamanque et décédée le
30 septembre 1993 à
Santander, était une
religieuse catholique espagnole, fondatrice en
1949 de la
congrégation des Ouvrières missionnaires du Sacré-Cœur de Jésus pour venir en aide aux plus démunis. Elle est reconnue
vénérable par l'
Église catholique depuis février
2017. Maria Mercedes Cabezas Terrero naît le
19 décembre 1911 dans une famille modeste de
Salamanque.
Elle grandit dans la tradition religieuse et traîne depuis son enfance
une santé fragile. Après avoir été guéri miraculeusement d'une maladie
par l'intercession du
bienheureux Bernard de Hoyos,
c'est à l'âge de vingt-cinq ans qu'elle se consacre à Dieu. Dès lors,
elle mène une vie pieuse et concentre ses activités par le service aux
plus démunis dans les banlieues. Des compagnes la rejoignent et elles
s'établissent en communauté à
Santander.
Elles fondent une maison pour les jeunes filles issues de milieux
défavorisés et sous la conduite de Maria Mercedes Cabezas Terrero,
elles viennent aussi en aide aux mourants et aux enfants abandonnés. En
1949, la communauté est établie en
congrégation religieuse sous le nom d'Ouvrières missionnaires du Sacré-Cœur de Jésus. Maria Mercedes Cabezas Terrero fait sa
profession religieuse au sein de sa fondation. Sa priorité : aller aux périphéries. Elle avait pour devise :
« Les plus pauvres sont ceux qui ne connaissent pas Dieu. Il faut aller les chercher là où ils sont. »
Malgré ses responsabilités de fondatrice, formation des religieuses,
organisation de la congrégation, développement des maisons et des
initiatives, Mère Cabezas Terrero réalise une active œuvre charitable
dans les quartiers de
Santander,
allant elle-même servir les plus démunis, venant particulièrement en
aide aux enfants défavorisés. Après l'approbation pontificale de sa
congrégation, elle se recule dans une vie cachée et au service des
œuvres de sa fondation, ayant toujours refusé les responsabilités de
supérieure.L'actuel
archevêque de
Madrid, le
cardinal Carlos Osoro Sierra,
fut son directeur spirituel les quinze dernières années de sa vie. Il
témoignera de l'importante vie spirituelle de Maria Mercedes Cabezas
Terrero pendant son procès en
béatification. Elle meurt le
30 septembre 1993 à
Santander. La cause pour la
béatification et
canonisation de Maria Mercedes Cabezas Terrero débute le
8 février 2003 dans le diocèse de
Santander. La phase diocésaine se clôture le
3 février 2006 avant d'être étudiée à
Rome par la
Congrégation pour les causes des saints. Le
27 février 2017, le
pape François reconnaît l'héroïcité de ses vertus et la déclare
vénérable.(source Wikipedia)
Saint Jérôme Père et Docteur de l'Église (✝ 420) né vers 347 à Stridon (en), à la frontière entre la Pannonie et la Dalmatie (en actuelle Slovénie ou Croatie), Jérôme est un étudiant romain plein d'allant. Il demande le
baptême à 19 ans et son tempérament entier ne conçoit d'autre vie que
consacrée à Dieu. Mais où et comment? A la recherche de sa vocation, il
se met à voyager. Il passe tout d'abord deux années dans le désert de
Chalcis en Syrie: un petit stage d'érémitisme ascétique et contemplatif,
dans la méditation amoureuse des Écritures, est la meilleure formation
pour le service du Seigneur. Mais Jérôme a besoin d'action. Il se rend
alors à Antioche, fameuse pour son école exégétique. Il y apprend le
grec et l'hébreu et y reçoit le sacerdoce. Passant par Constantinople,
il découvre l'exégèse d'Origène et se met sous la direction de saint Grégoire de Nazianze.
Mais toujours indécis sur ce qu'il doit devenir, il retourne à Rome. Là
sa grande culture fait de lui le secrétaire du pape Damase. Il a aussi
beaucoup de succès auprès des laïcs: un petit cercle de dames
chrétiennes, des admiratrices inconditionnelles dont il est le père
spirituel, se rassemble autour de lui. A la mort de saint Damase,
il doit quitter Rome où son bouillant caractère lui a valu beaucoup
d'ennemis. Ses 'dames' le suivent jusqu'à Bethléem où il fonde pour
elles un petit monastère. Il
a trouvé le lieu de sa vocation. Il se consacre à l'étude de la Bible
qu'il traduit en latin 'la Vulgate' sans négliger de se brouiller avec
de nombreuses personnalités et de s'immiscer dans toutes les querelles
de l'époque. Il passe, dans l'histoire, pour l'un des plus mauvais
caractères de la communion des saints. Mais son affectivité exacerbée le
rend très proche de nous. On le plaint d'avoir été irascible et
vindicatif. On l'admire pour son amour du Christ et de la Parole de
Dieu.
A lire: lors de la catéchèse de Benoît XVI à l'audience générale du 7 novembre 2007
l'évocation
de saint Jérôme (né vers 347), qui "mit la Bible au coeur de son
existence et en réalisa une traduction latine. Il la commenta dans ses
écrits mais surtout s'appliqua à la vivre quotidiennement". (sources Nominis et Wikipedia)