Poursuivant notre quête sanctorale paritaire, nous fêtons le 26 septembre entre autres saintes et saints Sainte Thérèse Couderc et le Bienheureux Gaspard Stanggasinger.
Sainte Thérèse Couderc Fondatrice de la congrégation de Notre-Dame du Cénacle (1805 - ✝ 1885)
Marie-Victoire Couderc, qui prendra en religion le nom de
Marie-Thérèse, naquit dans le hameau de Sablières, un coin isolé de la
Haute-Ardèche, le 2 février 1805. La 'petite paysanne' y connut les
joies de sa famille très unie mais sans fortune. Elle reçut une
instruction élémentaire grâce à une institutrice itinérante qui donnait
des cours aux enfants du hameau. Et c'est au retour du collège, pendant
une mission que prêchent les missionnaires diocésains, qu'elle rencontre
l'abbé Étienne Terme, qui l'appelle à Aps puis à La Louvesc (07), en
1826 pour devenir, en 1828, la supérieure de la petite communauté
hôtelière qui accueille les pèlerins venus vénérer
saint Jean-François Régis.
Avec les années, elle deviendra la supérieure des communautés qui se
fondent ailleurs et elle les marque par la clarté de son jugement, les
orientant vers les retraites spirituelles plus que vers la seule
hospitalité. Elle sera si discrète et si attentive à se faire oublier,
que personne ne pensera à la reconnaître comme la véritable fondatrice
du 'Cénacle'. La disparition du P. Terme en décembre 1834 et les
difficultés financières causées par une économe qui laisse un grand vide
dans les caisses vont lui ouvrir une longue période d'obscurité et
d'humiliation. Pour diriger la congrégation des soeurs de la Retraite
Saint Régis, les pères jésuites substituent, avec l'accord de l'évêque,
une personne riche et de meilleure éducation que celle de la petite
paysanne d'origine modeste. Chacun se croit fondateur et fondatrice.
Mais ce fut un échec. Mère Thérèse assume cette incompréhension et ce
dépouillement sans dépression ni tristesse, ce qui la conduit au plus
près du Christ qui s'est dépouillé aux yeux des hommes de sa condition
divine. A partir de 1852, une nouvelle supérieure, Mère de Larochenégly,
entoure d'une estime croissante 'l'ancienne de l'Ordre'. Et c'est ainsi
que Mère Thérèse est envoyée à Paris en mars 1855, avec l'accord de
l'évêque de Viviers, le supérieur canonique de la congrégation. Pendant
ce même séjour, Mère Thérèse ne reste pas inactive et ne se met pas à
l'écart de la vie de la communauté. Elle est même responsable d'un
véritable catéchuménat, des catéchismes pour les adultes et les
adolescents qui ont manqué de formation religieuse dans leur enfance. Ce
qu'elle vit, 'livrée à Dieu' lui confère un rayonnement persuasif.
Désormais, elle exerce une réelle influence spirituelle même si elle n'a
aucune autorité dans les structures de gouvernement de la congrégation.
"Oh, si l'on pouvait comprendre d'avance quelles sont les douceurs et
la paix qu'on goûte quand on ne met pas de réserve avec le Bon Dieu!
Comme il se communique à l'âme qui le cherche sincèrement et qui a su se
livrer. Que l'on en fasse l'expérience et l'on verra que c'est là le
bonheur que l'on cherche en vain sans cela. L'âme livrée a trouvé le
paradis sur la terre puisqu'elle y jouit de cette douce paix qui fait
partie du bonheur des élus." (Juin 1864) A la mort de son fondateur, la
petite communauté se scinda en deux branches, l'une s'adonnant à
l'enseignement tandis que l'autre, sous la conduite de sainte Thérèse
Couderc, se consacra à l'OEuvre des Retraites spirituelles, donnant
ainsi naissance à la Congrégation de Notre-Dame du Cénacle. Canonisée par Saint Paul VI en 1970. (source Nominis)
Bienheureux Gaspar Stanggasinger, prêtre rédemptoriste (1871 - ✝ 1899) Prêtre de la Congrégation du Très Saint Rédempteur, les Rédemptoristes. Né
deuxième d' une famille de 16 enfants à Berchtesgaden le 12 janvier 1871, il voulait partir au Brésil comme
missionnaire, mais il fut chargé de la formation des jeunes séminaristes
et devient directeur du nouveau séminaire de Gars près de Münich. Il
leur donna un exemple de joyeuse charité et de prière assidue. Mais, un
an plus tard, il meurt d'une péritonite. Ce qui le rend si sympathique c'est la fraîcheur de son style qui contraste avec celui de son temps.(source:
Rédemptoristes - province de Saint-Clément)
À
Gars em Inn, en Bavière, mourut le 26 septembre 1899 à 28 ans, le bienheureux Gaspar
Stanggasinger, prêtre de la Congrégation du Très Saint Rédempteur, qui
fut chargé de la formation des jeunes et leur donna un exemple de
joyeuse charité et de prière assidue.Le père Stanggassinger a été béatifié par le pape saint Jean-Paul II le 24 avril 1988.
"Les
saints ont des intuitions bien spéciales. Ce qui est important pour moi
qui ne suis pas un saint, ce sont les vérités éternelles:
l'Incarnation, la Rédemption et l'Eucharistie" (sources Nominis et Wikipedia).
Amicalement,
Jean-Louis