Poursuivant notre quête sanctorale paritaire, nous fêtons le 24 septembre entre autres saintes et saints la Bienheureuse Colombe Gabriel et Saint Rustique.
Bienheureuse Colombe Gabriel Moniale et abbesse - fondatrice des Soeurs Bénédictines de la Charité (✝ 1926)
Joanna Matylda Gabriel, en religion soeur Colombe. Elle naît à Stanislawow (maintenant Ivano-Frankivsk en
Ukraine mais à l'époque dans le
Royaume de Galicie et de Lodomérie) le
3 mai 1858 dans une riche famille de la
noblesse.
Grâce à sa naissance, elle possède une solide éducation, d'abord
acquise dans sa famille puis dans les écoles de sa ville natale.
En
1869, elle commence ses études à
Lviv dans une école rattachée à un couvent de l'
ordre de Saint Benoît, elle obtient son diplôme d'enseignante et reste dans son ancienne école comme professeur. En
1882, elle entre chez les bénédictines et prend le nom religieux de Colombe. Son noviciat commence le
30 août 1874, elle fait ensuite sa
profession solennelle le
6 août 1882 ; elle est nommée
prieure en
1889 et nommée maîtresse des novices en
1894. Elle est ensuite nommée
abbesse de son couvent en
1897. Son
directeur spirituel est le bienheureux dominicain
Hyacinthe-Marie Cormier. Calomniée injustement, elle gagne
Rome, où, vivant avec joie dans la pauvreté, elle fonde la Congrégation
des Soeurs bénédictines de la Charité, ainsi que l'oeuvre sociale
appelée 'la Maison de famille' pour les jeunes ouvrières pauvres ou
éloignées de leur famille.Elle meurt le
24 septembre 1926 à
Centocelle, un quartier de
Rome.
Le
16 juin 1983, le
Saint-Siège autorise le procès de
canonisation, elle est déclarée
vénérable le
10 juillet 1990 par
Jean-Paul II et reconnue
bienheureuse par le même pape le
16 mai 1993.
(sources Nominis et Wikipedia)
Saint Rustique
Évêque de Clermont en Auvergne (✝ v. 446)
ou Rusticus. Déjà prêtre dans cette cité des Arvernes, il reçut l'honneur de l'épiscopat, à la joie du peuple. L'élection
de saint Rustique (vers 424), huitième évêque de Clermont, fut
accompagnée d'une circonstance assez singulière, qui nous est transmise
par
Grégoire de Tours et qui donnera une idée de la manière dont s'accomplissait quelquefois cet acte important.
«Après
la mort de Vénérand, septième évêque d'Auvergne, il y eut de grands
débats entre les citoyens pour l'élection de son successeur. Un dimanche
on était assemblé pour cet objet, lorsqu'une femme vouée à Dieu et
voilée se présente hardiment: Écoutez-moi, prêtres du Seigneur,
dit-elle, sachez qu'aucun de ceux qu'a choisis le peuple ici présent
n'est agréable à Dieu; mais le Seigneur désignera lui-même celui qu'il
appelle. Ne troublez, ne froissez point le peuple; attendez patiemment; à
cette heure le Seigneur dirige ici les pas de celui par lequel il veut
que votre église soit gouvernée. Au même instant, arrive un prêtre du
diocèse, nommé Rustique; à sa vue, la même femme s'écrie: Voilà celui
que le Seigneur a destiné pour être pontife; qu'il soit ordonné évêque.
Elle parlait encore, que tout le peuple se mit à crier: Il en est digne,
il est juste qu'il le soit. On le fit asseoir dans la chaire
épiscopale, et il gouverna saintement son diocèse.»
(cf. :
Bulletins de la Société des antiquaires de l'Ouest, Poitiers).(source Nominis)