Bonjour,
Poursuivant notre quête sanctorale paritaire, nous fêtons le 10 septembre entre autres saintes et saints Sainte Pulchérie et Saint Salvy.
Sainte Pulchérie, Impératrice de Byzance (19 janvier 399 - ✝ 11 novembre 453)
Née et morte à Constantinople, c'était une femme supérieure qui
marqua l'histoire politique et religieuse de son temps. Dès l'âge de
quinze ans, à la mort de son père Arcadius, elle avait été proclamée "augusta" et
nommée tutrice de son frère, Théodore II le Calligraphe dont la seule
ambition de gouvernement était d'avoir une belle écriture. En 421, elle
le maria à une jolie poétesse athénienne qui ne le supporta pas
longtemps, le quitta et s'en alla rejoindre
sainte Mélanie
à Jérusalem où elle passa le reste de sa vie dans le pays de Jésus.
Quant à lui, il passait toujours son temps à copier des manuscrits,
laissant sa soeur gouverner à sa place jusqu'au jour où il s'enticha de
l'eunuque Chrysaphe, destitua les évêques catholiques pour les remplacer
par des évêques monophysites.
Saint Léon Ier
fit appel à Pulchérie. Elle chasse Chrysaphe, et épouse le général
Marcien avec qui elle vécut dans la chasteté (car elle avait fait voeu de virginité) et qu'elle place à la tête
de l'empire avec mission de mettre un peu d'ordre. Il convoque le
concile de Chalcédoine, pourchasse les hérétiques et est assez heureux
pour battre Attila qui se présente aux frontières de l'empire. Sainte Pulchérie a fondé le
monastère de la Panaghia Hodigitria à
Constantinople.(sources Nominis et Wikipedia)
Saint Salvy, Evêque d'Albi (✝ 584) Il appartient à la famille des Didier-Salvy qui domine à cette époque l'Albigeois. Il est surtout connu grâce à son ami Grégoire de Tours. Après des études de droit et ses humanités, il exerça quelque temps
comme avocat à Albi. Devenu moine, il conserva ses relations avec les
Grands de ce monde. Il sut convaincre le roi Chilpéric de s'occuper
mieux de son royaume plutôt que d'élaborer une mauvaise théologie. Il
mérita de s'entendre dire dans une extase qu'il était trop nécessaire à
l'Église pour lui être enlevé comme il le demandait. "Salvy
était un personnage important de la cité d'Albi quand il entendit
l'appel à la perfection. Renonçant alors à ses dossiers (il était
avocat) et à toute ambition humaine, il gagna quelque part, tout près de
la ville, le lieu où des moines se sanctifiaient dans la solitude, la
mortification et la prière, selon la Règle des Pères du désert répandue
en Gaule, après adaptation, par saint Martin de Tours... Salvy fut aussi
bon évêque qu'il avait été bon moine. En ce siècle de fer, dans
l'âpreté et les désordres des temps Mérovingiens, l'évêque est en même
temps que le chef spirituel, le défenseur de la cité, le père des
pauvres, la conscience du peuple... Lors d'une épidémie de peste, il est
lui-même victime du fléau et meurt après dix ans d'épiscopat,
probablement en 584" (sources Nominis et Albi catholique).
Amicalement,
Jean-Louis