Bonjour,
Poursuivant notre quête sanctorale paritaire, nous fêtons le 28 août entre autres saintes et saints Sainte Sousannik et Saint Augustin.
Sainte Sousannik martyre en Géorgie (✝ v. 475)
Chouchan, Chouchannick, Sciuscianik ou Suzanne.
Sa vie, rédigée en
480 par son confesseur Jacques de Tsurtav, est le plus ancien monument
de la littérature géorgienne. Fille du général arménien
saint Vartan
Mamikonian qui avait sauvé le Caucase d'une conversion forcée au zoroastrisme (mazdéisme) et qui
fut tué lors de la bataille contre les Perses en 451 à Aravir,
elle fut mariée au prince géorgien Varsken de la région de Khartli. Son
époux renia sa foi chrétienne et adhéra à la religion mazdéenne pour
plaire au roi des Perses et obtenir plus d'influence. Sousannik se
retira hors du palais. Lors d'un repas avec son mari, celui-ci la
couvrit d'insultes, la jeta à terre et la frappa. Puis
il l'enferma dans une cellule avec une lourde chaîne. Quelques mois
plus tard, au lendemain de Pâques, il ordonna de la battre de trois
cents coups de verges puis il l'enferma dans un cachot sans lumière où
elle resta ainsi durant six années. Elle y mourut, malade et purulente,
mais rendant grâce à Dieu d'avoir conservé toute sa foi. En 578, les
reliques de la sainte ont été transférées à Tbilissi, elles sont
vénérées dans l'église de Metekhi (მეტეხი) dédiée à l'Assomption de la
Très Sainte Mère de Dieu' aux environs de Tbilissi. L'Église d'Arménie la célèbre le jeudi qui suit le deuxième dimanche après la fête de l'Exaltation de la Sainte Croix. (
monastère de Bose ) (source Nominis)
Saint Augustin Evêque d'Hippone, Docteur de l'Église (✝ 430)
Né à Tagaste (actuellement Souk-Ahras, Algérie) le 13 novembre 354 d'un père incroyant et d'une mère chrétienne,
sainte Monique. Brillant étudiant, jeunesse dissipée, un enfant, Adéodat. En 383, il vient à Rome, puis enseigne la rhétorique à Milan. Converti, baptisé par
saint Ambroise à Pâques 387, il retourne en Afrique. Ordonné
prêtre en 391, évêque d'Hippone (près de l'actuelle Bône, Algérie) en
396, un des plus grands théologiens chrétiens. Il meurt au moment des
invasions barbares en Afrique, le 28 août 430.
Voir : "OEuvres complètes de Saint Augustin" (site de l'abbaye de saint Benoît de Port-Valais). "Saint Augustin, un fils de l'Algérie" (sur le site de l'Église catholique en Algérie) Sa rencontre avec la Bible fut au départ une désillusion à cause de la
médiocrité de sa traduction latine, "mais aussi parce qu'il n'y trouvait
ni la hauteur philosophique ni la lumière qui éclaire la recherche de
la vérité". Ne voulant plus vivre sans Dieu, Augustin cherchait "une
religion répondant à son désir de vérité... et d'approche de Jésus".
Cela le porta vers le manichéisme dont les pratiquants assuraient que
leur "religion était totalement rationnelle". Le dualisme attira le
futur évêque qui pensa alors avoir trouvé la synthèse entre "le
rationnel, la recherche de la vérité et l'amour du Christ". Mais la
doctrine manichéenne fut incapable de résoudre les doutes du futur
saint. Installé à Milan, Augustin prit l'habitude d'écouter les homélies
de l'évêque Ambroise pour améliorer sa rhétorique. L'évêque de Milan
exposait "une interprétation typologique de l'Ancien Testament, comme
cheminement vers Jésus-Christ" et c'est ainsi qu'Augustin "trouva la
clef pour lire la beauté et la profondeur philosophique de l'Ancien
Testament, et qu'il comprit l'unité totale entre le mystère du Christ
dans l'histoire et la synthèse entre philosophie, raison et foi dans le
Logos, dans le Christ, Verbe éternel incarné".
(source Nominis)
Amicalement,
Jean-Louis