Sujet : 28 août : Sainte Sousannik et Saint Augustin
De : jeanlouisdega@yahoo.fr
Date : 21/08/2019 à 16:26
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Bonjour,

Poursuivant notre quête sanctorale paritaire, nous fêtons le 28 août entre autres saintes et saints Sainte Sousannik et Saint Augustin.

Sainte Sousannik martyre en Géorgie (✝ v. 475) Chouchan, Chouchannick, Sciuscianik ou Suzanne.
Sa vie, rédigée en 480 par son confesseur Jacques de Tsurtav, est le plus ancien monument de la littérature géorgienne. Fille du général arménien saint Vartan Mamikonian qui avait sauvé le Caucase d'une conversion forcée au zoroastrisme (mazdéisme) et qui fut tué lors de la bataille contre les Perses en 451 à Aravir, elle fut mariée au prince géorgien Varsken de la région de Khartli. Son époux renia sa foi chrétienne et adhéra à la religion mazdéenne pour plaire au roi des Perses et obtenir plus d'influence. Sousannik se retira hors du palais. Lors d'un repas avec son mari, celui-ci la couvrit d'insultes, la jeta à terre et la frappa. Puis il l'enferma dans une cellule avec une lourde chaîne. Quelques mois plus tard, au lendemain de Pâques, il ordonna de la battre de trois cents coups de verges puis il l'enferma dans un cachot sans lumière où elle resta ainsi durant six années. Elle y mourut, malade et purulente, mais rendant grâce à Dieu d'avoir conservé toute sa foi. En 578, les reliques de la sainte ont été transférées à Tbilissi, elles sont vénérées dans l'église de Metekhi (მეტეხი) dédiée à l'Assomption de la Très Sainte Mère de Dieu' aux environs de Tbilissi. L'Église d'Arménie la célèbre le jeudi qui suit le deuxième dimanche après la fête de l'Exaltation de la Sainte Croix. (monastère de Bose ) (source Nominis)

Saint Augustin Evêque d'Hippone, Docteur de l'Église (✝ 430) Né à Tagaste (actuellement Souk-Ahras, Algérie) le 13 novembre 354 d'un père incroyant et d'une mère chrétienne, sainte Monique. Brillant étudiant, jeunesse dissipée, un enfant, Adéodat. En 383, il vient à Rome, puis enseigne la rhétorique à Milan. Converti, baptisé par saint Ambroise à Pâques 387, il retourne en Afrique. Ordonné prêtre en 391, évêque d'Hippone (près de l'actuelle Bône, Algérie) en 396, un des plus grands théologiens chrétiens. Il meurt au moment des invasions barbares en Afrique, le 28 août 430.
Voir : "OEuvres complètes de Saint Augustin" (site de l'abbaye de saint Benoît de Port-Valais).
"Saint Augustin, un fils de l'Algérie" (sur le site de l'Église catholique en Algérie)
Sa rencontre avec la Bible fut au départ une désillusion à cause de la médiocrité de sa traduction latine, "mais aussi parce qu'il n'y trouvait ni la hauteur philosophique ni la lumière qui éclaire la recherche de la vérité". Ne voulant plus vivre sans Dieu, Augustin cherchait "une religion répondant à son désir de vérité... et d'approche de Jésus". Cela le porta vers le manichéisme dont les pratiquants assuraient que leur "religion était totalement rationnelle". Le dualisme attira le futur évêque qui pensa alors avoir trouvé la synthèse entre "le rationnel, la recherche de la vérité et l'amour du Christ". Mais la doctrine manichéenne fut incapable de résoudre les doutes du futur saint. Installé à Milan, Augustin prit l'habitude d'écouter les homélies de l'évêque Ambroise pour améliorer sa rhétorique. L'évêque de Milan exposait "une interprétation typologique de l'Ancien Testament, comme cheminement vers Jésus-Christ" et c'est ainsi qu'Augustin "trouva la clef pour lire la beauté et la profondeur philosophique de l'Ancien Testament, et qu'il comprit l'unité totale entre le mystère du Christ dans l'histoire et la synthèse entre philosophie, raison et foi dans le Logos, dans le Christ, Verbe éternel incarné".
(source Nominis)

Amicalement,

Jean-Louis