Bonjour,
Poursuivant notre quête sanctorale paritaire, nous fêtons le 26 août entre autres saintes et saints Sainte Marie de Jésus Crucifié et Saint Césaire d'Arles
Sainte Marie de Jésus Crucifié, carmélite (1846 - ✝1878)
- Lors de son
homélie pour la canonisation de quatre religieuses le 17 mai 2015,
le Pape François a invité à suivre 'l'exemple lumineux' des quatre nouvelles
saintes, et à devenir 'des témoins de la résurrection de Jésus',
'demeurer en Dieu et en son amour, pour annoncer avec les paroles et
avec la vie la résurrection de Jésus, en témoignant l'unité entre nous
et l'amour envers tous'. (Demeurer dans le Christ est le secret des
saints). Mariam Baouardy est née en Galilée, à
Abillin. A trois ans, elle se retrouve orpheline. Son oncle la
recueille. A Alexandrie où sa famille a émigré, Mariam se consacre au
Seigneur; elle a douze ans. Son oncle veut la marier. Elle refuse et
s'enfuit chez un proche de sa famille qui est musulman et qui lui
conseille d'embrasser l'Islam. Devant son refus indigné, il s'emporte et
lui tranche la gorge. Mais elle est guérie par l'intercession de la
Vierge Marie et se place dans une famille qu'elle suivra comme servante
au Liban puis en France. Elle n'oublie ni sa consécration virginale ni
sa guérison miraculeuse. Elle se décide à entrer au Carmel de Pau où
elle y vécut une floraison d'expériences mystiques: extases, bilocation,
stigmates, prophéties et même possessions diaboliques au cours
desquelles elle découragea le démon par sa confiance absolue en l'Esprit
Saint. Au milieu de ces grâces déconcertantes à nos yeux, elle garde
une humilité entière et une humeur paisible et joyeuse. Elle participe à
la fondation du Carmel de Mangalore en Inde et à celui de Bethléem.
C'est là qu'elle meurt à 32 ans à la suite d'un accident de chantier.
Elle sera béatifiée en 1983 et canonisée en 2015.
"Elle reflète les différents visages
de l'Église: l'Église grecque-melkite dans laquelle elle a été baptisée
et élevée, l'Église latine où elle a été initiée à la vie carmélitaine.
En dehors de son pays natal, elle s'est insérée dans les communautés
chrétiennes du Liban, de l'Égypte, de la France, de l'Inde." (
Aux pèlerins venus pour la béatification de Soeur Marie de Jésus Crucifié, Saint Jean-Paul II, 14 novembre 1983)
. Il est peu de saints qui aient reçu tant de grâces à un si haut degré
et avec cette abondance: stigmates, extases, connaissance des coeurs,
prophéties, possession angélique, et, don inattendu chez une illettrée,
la poésie. (source Nominis)
Saint Césaire d'Arles Evêque d'Arles, Père de l'Église (✝ 542)
Il est originaire de la Bourgogne. Moine de Lérins, il tomba
malade en raison de ses austérités. Son abbé l'envoya se faire soigner à
Arles et c'est là qu'il se lia d'amitié avec l'évêque auquel il succéda
en 503. Il connut trois invasions de barbares : les Wisigoths qui
furent chassés en 507 par les Ostrogoths, à leur tour chassés en 536 par
les Francs, qui, eux, ne partirent jamais. Face à eux, il se fit l'avocat de la population gallo-romaine. Il présida
d'importants conciles provinciaux et fonda le premier monastère de
femmes en pays gaulois, rédigeant des Règles qui sont une synthèse des
traditions égyptiennes et augustiniennes. Il fut un très grand évêque,
un de ceux qui, au début d'une époque de barbarie, donnèrent à l'Église
des Gaules une doctrine, une prédication, une discipline et une culture.
Nous avons encore de lui deux cent cinquante sermons.Dans ses homélies simples et vivantes, il a fait passer le plus assimilable de la pensée de saint
Augustin, si bien que le Moyen-âge a souvent confondu l'oeuvre du disciple avec celle du maître. Son
enseignement doctrinal s'affirma encore dans les nombreux conciles
qu'il présida dont le célèbre concile d'Orange en 529 pour sa
formulation théologique de la grâce. Arrêté deux fois par les rois
Goths, il subit la prison et l'exil avant d'être reconnu innocent. Il
mourut le 27 août 543, la veille de la fête de saint Augustin après
avoir gouverné son diocèse pendant quarante ans. (source Nominis)
Amicalement,
Jean-Louis