Poursuivant notre quête sanctorale paritaire, nous fêterons le 20 août la vénérable Célestina Bòttego et Saint Bernard de Clairvaux.
Vénérable Celestina Bòttego, fondatrice de la Société missionnaire de Marie. Celestina Bòttego est une religieuse américaine (1895 - 1980), fondatrice de la Société missionnaire de Marie, qui a été
déclarée vénérable le 31 octobre 2013 par le pape Benoit XVI. Née
à Glendale (Ohio, USA) en 1895, Celestina Bòttego quitte les Etats-Unis
avec sa famille à 15 ans, elle poursuit ses études en Italie à Parme et
à Pise. Elle devient professeur d'anglais et enseigne de nombreuses
années dans les écoles publiques. Elle s'implique dans les démarches
apostoliques et caritatives et devient oblate bénédictine. Sa
soif d'aider les autres l'amène à la fondation de l'Action catholique
diocésaine. Son engagement se situe surtout dans le village pauvre de
San Lazzaro di Parma. Elle enseigne la langue anglaise et aussi la manière de comprendre la vie et les relations avec les autres. En
1944, elle est invitée à la mise en place d'une congrégation
missionnaire féminine correspondant à l'institut xavérien de Parme fondé
par Guido Maria Conforti (saint
Guy-Marie Conforti);
c'est ainsi que commence en 1945 la Société missionnaire de Marie à
laquelle elle consacra tout ce qu'elle avait, tout son coeur, toute son
énergie et toute son intelligence. Celestina Bòttego est morte à Parme le 20 août 1980. (source Nominis)
Saint Bernard de Clairvaux Abbé, Docteur de l'Église (✝ 1153)
A quoi pouvait rêver dans l'éclat de sa jeunesse le fils de Tescelin, chevalier du duc de Bourgogne, et de dame
Aleth de Montbard,
si bonne chrétienne? de chasses ou de tournois? de chants de guerre ou
de galantes conquêtes? En tous cas, certainement pas de vie monastique
comme il en fera le choix à l'âge de vingt-trois ans. D'autant qu'il
entraînait avec lui une trentaine de jeunes en quête d'absolu...
Dès 1115, après trois années de vie monastique à Citeaux, Bernard est
envoyé à Clairvaux pour y fonder l'abbaye dont il restera père-abbé
jusqu'à sa mort. Mais loin de rester cloîtré il parcourt les routes
d'Europe devenant, comme on a pu l'écrire, «la conscience de l'Église de
son temps». Il vient plusieurs fois à Paris, à Saint Pierre de
Montmartre, à la chapelle du Martyrium, à la chapelle Saint Aignan où il
vient prier souvent devant la statue de la Vierge qui se trouve à Notre-Dame de Paris. Sa correspondance abondante avec des
princes, des frères moines ou des jeunes gens qui requièrent son conseil
ne l'empêche pas de se consacrer à la contemplation tout autant qu'à
l'action directe dans la société de son temps. Infatigable fondateur, on
le voit sur sa mule, traînant sur les routes d'Europe sa santé délabrée
et son enthousiasme spirituel. Sa réforme monastique l'oppose à l'Ordre
de Cluny dont il jugeait l'interprétation de la règle de
saint Benoît
trop accommodante. A sa mort, en 1153, ce sont trois cent
quarante-trois abbayes cisterciennes qui auront surgi du sol européen.(source Nominis). A noter qu'il fut l'ami de Saint Malachie d'Armagh a qui est attribué la prophétie des Papes, oeuvre en réalité de Michel de Nostredame (Nostradamus).