Poursuivant notre quête sanctorale paritaire, nous fêtons le 16 août la Bienheureuse Petra de San José et Saint Armel.
Petra de San José née Ana Josefa Pérez Florido (1845 Valle de Abdalajis, province de Malaga -1906 Barcelone ) fondatrice de la
Congrégation des Soeurs Mères des Abandonnés en Espagne. Conseillée par l'
évêque de Malaga, Manuel Gómez Salazar, qui les exhorte à fonder leur propre congrégation, leur suggérant de le faire sous l'invocation de
Notre-Dame des Abandonnés (Virgen de los Desamparados en espagnol) il leur donne l'habit religieux le
2 février 1881 après dix jours d'
exercices spirituels auprès du jeune prêtre Francisco Coca. À partir de ce jour, Ana Josefa prend le nom de religion Petra de San José. Le
23 mars 1891,
Petra, accompagnée de Mère Natividad et du Père Ignacio Verdós, part
pour Rome afin de présenter les constitutions religieuses au pape et
d'obtenir son approbation, La veille de la
Fête-Dieu, elle est reçue lors d'une audition publique par le pape
Léon XIII. Le lendemain, elle entend la messe dans l'
oratoire privé du souverain pontife et
communie de sa main. Dans l'attente du décret papal, la mère Pétra rend visite au cardinal
Rampolla,
secrétaire d'État de Léon XIII, pour l'informer de sa volonté de le demander comme protecteur de l'institut. Le
17 juillet 1891, un peu plus de trois mois après sa visite au pape, elle obtient le
décret de louange en faveur de la congrégation. Réalisant que sa fin est proche, Mère Petra part en pèlerinage à
Montserrat le
30 juillet 1906 alors qu'elle a 60 ans et souffre d’un
diabète très avancé, pour accomplir la promesse d'une
neuvaine qu'elle avait faite à la
Vierge de Montserrat de lui avoir accordé la possibilité de payer toutes les dettes de la construction du sanctuaire.
Elle meurt le 16 août 1906 à Barcelone. Le procès de
canonisation est introduit en
1932. Le
14 juin 1971,
Paul VI la reconnaît
vénérable, elle est
béatifiée le
16 octobre 1994 par
Jean-Paul II. Son corps repose dans le sanctuaire de Saint-Joseph de la Montagne de Barcelone, tout près du
parc Güell. (sources Wikipedia et Nominis)
Saint Armel, fondateur de l'abbaye de Plouarzel en Bretagne (✝ 570) Armel ou Arzel naquit en Irlande en 482 (d'autres sources disent au Pays de Galles) où il fréquente les écoles monastiques
et fonde un monastère. Lorsque le roi breton Vortigern fait appel aux
Saxons, aux Angles et aux Jutes pour défendre son territoire contre les
Scots venus du Nord, les protecteurs, qui sont païens, s'en prennent
bientôt aux chrétiens bretons. Saint Armel quitte alors la Bretagne
insulaire lors de la grande migration bretonne devant des protecteurs
qui deviennent des envahisseurs et ils s'installent sur le continent
en Armorique auquel ils donnent leur nom de Bretagne, leurs traditions, leurs
structures et leur foi. Saint Armel, d'abord ermite près de Quimper,
fonde un monastère au pays de Léon, Plouarzel. Il exerça son
influence jusqu'à la cour du roi Childebert à Paris où il réside durant
six ans, défenseur vigoureux de la justice, contre la peine de mort.
Chassé de la cour à la suite d'intrigues, il vint s'établir au sud de
Rennes. De nombreuses paroisses l'ont choisi comme patron (source Nominis).