Poursuivant notre quête sanctorale paritaire, nous fêtons le 15 août l'Assomption de la Vierge Marie et Saint Etienne de Hongrie.
Assomption de la Vierge Marie, Mère de Jésus-Christ (I
er siècle.)
ou la Dormition de la Mère de Dieu.
"Tous d'un même coeur, étaient assidus à la prière, avec quelques femmes, dont Marie, mère de Jésus et avec ses frères." (
Actes 1. 14) Telle
est la dernière mention explicite dans le Nouveau Testament, de Marie,
dont on sait qu'après la mort de Jésus, le disciple Jean l'a prise chez
lui. Que devient-elle alors? Une tradition la fait vivre quelque temps
avec Jean à Ephèse. Mais c'est sans doute à Jérusalem qu'elle termine
son séjour terrestre. D'après des récits apocryphes remontant au Ve
siècle, les apôtres furent mystérieusement avertis de se retrouver à
Jérusalem. Ils purent alors entourer la Mère de Dieu lors de ses
derniers instants et de sa Dormition. Trois jours après sa mort, les
anges enlevèrent le corps ressuscité de Marie vers le ciel. L'événement
marial de ce jour correspond à la fois à la mort, à la résurrection et à
l'Ascension du Christ. Au VIe siècle, l'empereur byzantin étend à
l'ensemble de l'Église byzantine une fête mariale le 15 août et lui
donne le nom de Dormition de la Mère de Dieu. Cette fête se répand
ensuite dans l'Église universelle. En Occident elle prend le nom
d'Assomption. Les deux dénominations ne font que mettre l'accent sur
deux aspects du même mystère. La
Vierge Marie, depuis 1638, sous le règne de Louis XIII, est la patronne de la France, patronage confirmé par le Pape Pie XI le 2 mars 1922 (source Nominis).
Saint Etienne de Hongrie
(✝ 1038) Roi
de Hongrie, il fut le premier à consacrer un royaume à la Vierge Marie.
Né sous le nom de Vajk à
Esztergom (
Grande-principauté de Hongrie) vers 975, il avait été baptisé lors de la conversion de son père Géza vers 982. Il
épousa
sainte Gisèle,
la soeur de l'empereur d'Allemagne Henri II. Couronné roi de Hongrie
avec l'approbation du pape Sylvestre II (Gerbert), il consacra les quarante années
de son règne à organiser et christianiser son nouveau royaume, fondant
huit évêchés et de nombreux monastères, faisant venir des missionnaires
de Bavière ou de Bohême, construisant de nombreuses églises pour les
fidèles. Il a laissé le souvenir d'un grand roi, d'un homme
irréprochable et d'une immense bonté. C'est de leur fils cadet
saint Émeric qu'il nous est parvenu le plus d'informations. Le martyrologe romain fait mémoire de saint Étienne de Hongrie le 16 août. Il est décédé le 15 août 1038 qui est donc
sa naissance au ciel et sa fête. Il a été canonisé le 20 août 1083 par le pape Saint Grégoire VII. Étienne est vénéré comme le
saint patron de la Hongrie et comme le protecteur des rois, des
maçons, des
tailleurs de pierre et des enfants souffrant de maladies mortelles. La canonisation d'Étienne est reconnue par l'
Église orthodoxe en 2000 par le patriarche
Bartholomée Ier de Constantinople. (sources Nominis et Wikipedia).