Bonsoir,
Il y a 105 ans le 31 juillet 1914 à 21H40 Jean Jaurès principal dirigeant socialiste français de 1898 à 1914 était assassiné à Paris. L'apôtre de la paix tombait sous les balles d'un fanatique nationaliste qui sera acquitté en 1919.
Voilà ce qu'écrivait Jaurès à propos de Jésus. Je ne suis pas sûr que cela soit orthodoxe mais c'est mûrement pensé :
«
…..il est absurde qu’un individu particulier, concret, soumis à la loi
du temps et de l’espace, soit l’Absolu. En quel sens dit-on que Jésus
est Dieu ? Si l’on entend simplement que Dieu est en lui, que sa
conscience participe à l’absolu, Jésus est Dieu, mais comme le sont
toutes les consciences et tous les êtres, comme l’est l’Univers
lui-même, en qui Dieu respire et agit. Si l’on entend avec le dogme
catholique, qu’il ne participe pas seulement à Dieu, qu’il est Dieu
lui-même, on confond un fragment de l’espace, de la durée et de la
conscience universelle avec l’absolu qui est supérieur à l’espace, à la
durée et à la conscience particulière. Veut-on dire qu’à force de
sainteté, de tendresse et de sacrifice, l’âme de Jésus s’est dépouillée
de toute particularité étroite, de toute individualité exclusive et
égoïste et qu’elle s’est ainsi substantiellement unie à l’infinie bonté,
c’est-à-dire à Dieu lui-même, au point de ne faire qu’un avec lui ?
Mais c’est reconnaître que les êtres finis peuvent, par la perfection
intérieure s’élever à la vie divine : c’est ouvrir le chemin de Dieu à
toutes les âmes qui sauront briser le cercle étroit où l’égoïsme les
enferme. C’est donc enlever à la divinité de Jésus le seing exclusif que
lui donne le dogmatisme catholique, et les chrétiens eux-mêmes sont
obligés de reconnaître que, dans les hauteurs et les profondeurs de
l’univers affligé du péché, mais tourmenté de l’idéal, d’autres âmes ont
pu, s’agrandissant elles-mêmes, convertir la perfection en leur propre
substance et se diviniser au même sens que Jésus. La philosophie admet
que tous les êtres finis peuvent aspirer à l’infini et à l’absolu ; elle
n’admet pas qu’un seul être ait pu accaparer l’infini et monopoliser
l’absolu….Pour moi, j’incline à penser que la critique des Evangiles
découvrira dans les conceptions et les paroles du Christ la cause du
malentendu d’où est sortie la théologie catholique, mais qu’en même
temps l’Humanité pourra corriger ce malentendu et ruiner la théocratie,
tout en s’appropriant pour sa vie intérieure et idéale, ce qu’il y a de
divin dans l’œuvre et la personne du Christ. » (source labesacedesunitariens blog)
Amicalement,
Jean-Louis