Sujet : Jean Jaurès
De : jeanlouisdega@yahoo.fr
Date : 31/07/2019 à 20:50
Pour :

Bonsoir,


Il y a 105 ans le 31 juillet 1914 à 21H40 Jean Jaurès principal dirigeant socialiste français de 1898 à 1914 était assassiné à Paris. L'apôtre de la paix tombait sous les balles d'un fanatique nationaliste qui sera acquitté en 1919.

Voilà ce qu'écrivait Jaurès à propos de Jésus.  Je ne suis pas sûr que cela soit orthodoxe mais c'est mûrement pensé :

« …..il est absurde qu’un individu particulier, concret, soumis à la loi du temps et de l’espace, soit l’Absolu. En quel sens dit-on que Jésus est Dieu ? Si l’on entend simplement que Dieu est en lui, que sa conscience participe à l’absolu, Jésus est Dieu, mais comme le sont toutes les consciences et tous les êtres, comme l’est l’Univers lui-même, en qui Dieu respire et agit. Si l’on entend avec le dogme catholique, qu’il ne participe pas seulement à Dieu, qu’il est Dieu lui-même, on confond un fragment de l’espace, de la durée et de la conscience universelle avec l’absolu qui est supérieur à l’espace, à la durée et à la conscience particulière. Veut-on dire qu’à force de sainteté, de tendresse et de sacrifice, l’âme de Jésus s’est dépouillée de toute particularité étroite, de toute individualité exclusive et égoïste et qu’elle s’est ainsi substantiellement unie à l’infinie bonté, c’est-à-dire à Dieu lui-même, au point de ne faire qu’un avec lui ? Mais c’est reconnaître que les êtres finis peuvent, par la perfection intérieure s’élever à la vie divine : c’est ouvrir le chemin de Dieu à toutes les âmes qui sauront briser le cercle étroit où l’égoïsme les enferme. C’est donc enlever à la divinité de Jésus le seing exclusif que lui donne le dogmatisme catholique, et les chrétiens eux-mêmes sont obligés de reconnaître que, dans les hauteurs et les profondeurs de l’univers affligé du péché, mais tourmenté de l’idéal, d’autres âmes ont pu, s’agrandissant elles-mêmes, convertir la perfection en leur propre substance et se diviniser au même sens que Jésus. La philosophie admet que tous les êtres finis peuvent aspirer à l’infini et à l’absolu ; elle n’admet pas qu’un seul être ait pu accaparer l’infini et monopoliser l’absolu….Pour moi, j’incline à penser que la critique des Evangiles découvrira dans les conceptions et les paroles du Christ la cause du malentendu d’où est sortie la théologie catholique, mais qu’en même temps l’Humanité pourra corriger ce malentendu et ruiner la théocratie, tout en s’appropriant pour sa vie intérieure et idéale, ce qu’il y a de divin dans l’œuvre et la personne du Christ. » (source labesacedesunitariens blog)

Amicalement,

Jean-Louis