Toujours en anticipant de quelques jours la date de fête, parmi les saintes et les saints célébrés le 27 juillet, figure le vénérable Guigues le Chartreux. Le Groupe DEGAN a toujours eu un grand respect pour les Chartreux et la vie cartusienne peut-être car son fondateur est né dans une Chartreuse (celle de Villefranche de R.).
Guigues appartenait à une branche cadette pauvre de la famille des comtes de Valentinois chez lesquels le prénom Guigues était traditionnel et naquit en 1082/83. Il entra dans l'Ordre de
Saint Bruno.
A vingt-six ans, il fut élu Père-Abbé de la Grande-Chartreuse. Sous
son gouvernement l'enceinte du monastère devint trop petite et les
fondations se multiplièrent: Chartreuse de Porte dans le diocèse de
Belley, Chartreuse d'Ecouges dans le Vercors en Dauphiné, Chartreuse de Durbon
dans le diocèse de Gap, Chartreuse de Silve-Bénite dans le diocèse de
Vienne. Guigues rédigea par écrit les Règles monastiques que saint
Bruno avait données de vive voix. En 1132, une avalanche détruisit le premier site de la Chartreuse après 48 ans
d’existence étouffant sept moines sous la neige. Guigues prit la décision de quitter ce lieu et de reconstruire l’ermitage à l’endroit actuel, à l’abri
des avalanches.
Il enrichit considérablement la bibliothèque de la Grande Chartreuse
qui faisait l’admiration des connaisseurs et il s’attira de
grandes amitiés :
Accablé de bonne heure de graves infirmités, il mourut à l’âge de 53 ans en 1136 (Sources : Wikipedia et Nominis)
Il est l'auteur, outre des Coutumes de la Grande Chartreuse (Consuetudines Cartusiae) , de Méditations et de lettres dont seulement 9 sont conservées parmi lesquelles une sur la solitude adressée à un ami inconnu où il écrit :
"D'une manière générale, je suis persuadé que celui-là surtout est heureux non pas qui ambitionne à se distinguer dans un palais par des honneurs hautains mais qui choisit de mener une vie rustique et pauvre au désert, qui aime s'adonner avec application à la sagesse dans le loisir (contemplatif), qui désire demeurer seul assis dans le silence..." (source Gaston Hocquard).
Amicalement,
Jean-Louis