Je prends de l'avance en évoquant dès aujourd'hui l'apôtre Saint Jude ou Thaddée fêté le 19 juin par les églises orientales (fêté le 28 octobre par les églises d'Occident avec Saint Simon apôtre).
Ce saint est avec Sainte Rita le patron des causes désespérées. C'est aussi pour certains d'entre nous un saint "local" (même s'il a été martyrisé en Orient) puisque ses reliques se trouvent en partie à la basilique Saint-Sernin de Toulouse à qui elles ont été données par Charlemagne qui les avaient reçues du pape Léon III. A noter que je ne qualifie pas Charlemagne de saint car il a bien été canonisé en 1165 (fête le 28 janvier) à la demande de l'empereur Frédéric Barberousse mais ce fut par un antipape : Pascal III et non par le pape authentique de l'époque Alexandre III.
Il existe dans le Nouveau Testament une épître de Saint Jude peu connue qui précède le livre de l'Apocalypse et où il se qualifie de "Jude, serviteur de Jésus-Christ et frère de Jacques".
"17 Mais vous, bien-aimés, souvenez-vous des paroles dites à l’avance par les Apôtres de notre Seigneur Jésus Christ.
18 Ils vous disaient en effet qu’aux derniers temps, il y aura des moqueurs qui iront au gré de leurs convoitises impies.
19 Ce sont des fauteurs de divisions, menés par l’instinct, ils ne possèdent pas l’Esprit.
20 Mais vous, bien-aimés, construisez votre vie sur votre foi très sainte, priez dans l’Esprit Saint".
Son nom était en fait Judas mais il est transcrit Jude pour le distinguer de l'autre Judas l'Iscariote et avec le surnom de Thaddée venu d'un mot araméen signifiant « courageux », « digne d’éloge » et « plein de cœur ».
Cordialement,
Jean-Louis