On pourrait en effet beaucoup écrire sur forme populaire vs forme savante.
Les formes populaires peuvent ne subsister dans certaines régions qu'à proximité d'un lieu contenant le nom du saint, ou dans des expressions (dictons).
Concernant les compléments des lieux en Saint-X : il n'y a pas de problème en soi mais cela permet de faire des constations intéressantes.
1. il va de soi que les compléments n'ont pour objectif que d'éviter l'homonymie à une échelle importante (anciennement diocèse, de nos jours départements)
2. les locaux n'utilisent que la forme courte Saint-X suffisamment explicite. Ils n'utiliseront la forme avec complément qu'avec les "étrangers".
3. parfois deux communes dédiées à tel saint sont très proches. L'usage de la forme courte (sans complément) dans l'espace compris entre ces deux homonymes obéit aux zones d'influence des deux communes (pas forcément la taille, marché le plus important, ...).
Bon WE
Mickaël
--- Dans Sants_Santas_del_mond@yahoogroupes.fr, "Philippe" <philippe.corbiere81@...> a écrit :
bonjour
Voici quelques sujets auxquels je pensais. Je les ai traités plus ou moins en profondeur, dites moi ce qui vous intéresse et donnez d'autres pistes de réflexion.
je ne reviendrai pas sur la réponse de JL Dega que je partage tout à
fait.
1. noms de saints et phonétique
J'avais repris sans a priori l'étude d'un patronyme des Monts du Lyonnais, SUBRIN, pour finalement aboutir qu'à l'origine nous avons bien le nom de baptême Cyprien.
Effectivement la forme en oc est Subran ("Sant Subra" est un quartier de Toulouse)
Le fait que des formes occitanes se retrouvent en zone d'"oil" ou franco provençale (et vice versa) est très intéressante pour connaître les zones de diffusion du culte de tel ou tel saint.
Mais il y a aussi à l'intérieur d'un ensemble linguistique de tel phénomènes. Un nom de saint de forme languedocienne peut se retrouver dans une zone dialectal différente
. [comme pour SUBRIN, forme mieux attendue en domaine occitan : Saint-Chamond]
Le formes en Saint Ch... au lieu de Saint A... sont répandues sur tout le domaine d'oc
2. patronage et histoire paroissiale
On peut aller plus loin que la classique ancienneté des paroisse sous le vocable de Saint-Martin (les études sont rares mais voir les travaux récents de Michel AUBRUN).
Il y a aussi les changements de vocables
Le vocable ancien étant conservé mais plus compris
Saint Léonce à Lacaze (Tarn), en occitan Sant Leonç (ou Sant Lius forme populaire) a changé de vocable au 16° et est devenu St Michel.
Après une courte période de St Michel de St Léon, s'est imposée la forme actuelle de St Michel de Léon
Adjonction de complément (dans un même diocèse, pour distinguer plus Saint-X ; datation des compléments et rapport avec leur forme ; zones d'influence : entre Saint-Y-A et Saint-Y-B, le citoyen lambda dira Saint-Y tout court pour celui auquel il est lié "culturellement" mais précisera Saint-Y-B s'il doit désigner l'autre).
M'étant couche tard, j'ai du mal à saisir le pb
Pourriez-vous expliciter ??
Ph